Deux musiciens rétropédalent après avoir signé une pétition appelant à la fin de « l’horreur à Gaza »
Assaf Amdursky refuse d'appeler les soldats des 'criminels de guerre' ; Hemi Rudner rédige une pétition alternative mentionnant les souffrances des Israéliens
Deux musiciens israéliens, qui figuraient parmi les signataires d’une pétition accusant le pays d’affamer les enfants de Gaza et appelant à la fin des « horreurs à Gaza », ont affirmé ne plus soutenir l’intégralité des points évoqués dans le communiqué.
Assaf Amdursky a écrit sur Instagram que, bien qu’il soit favorable à la fin de la guerre, il n’approuvait pas l’idée selon laquelle l’armée israélienne commet des crimes de guerre à Gaza.
« Je ne soutiens pas l’affirmation selon laquelle Tsahal provoque une famine ou nuit délibérément aux Gazaouis. Je préfère réserver des termes comme ‘criminels de guerre’ au Hamas », a-t-il expliqué. « Les soldats sont chers à mon cœur. L’armée est la dernière chose que je pourrais critiquer. »
Ce sont les otages israéliens Evyatar David et Rom Braslavski qui sont victimes d’une famine intentionnelle et de « crimes de guerre impitoyables », a-t-il ajouté.
Hemi Rudner, un autre rockeur, a indiqué sur Facebook trouver problématique de ne pas avoir pu rédiger lui-même la pétition, qui contient des éléments avec lesquels il est en désaccord. Il a donc créé une pétition alternative. Contrairement à celle publiée dimanche, qui mettait l’accent sur les souffrances des Gazaouis, sa version mentionne également la souffrance les Israéliens et la nécessité d’y mettre fin.
« Arrêtez les combats à Gaza ! Cette guerre n’a aucune justification militaire ou diplomatique, elle est gangrenée par une politique toxique et provoque des souffrances indescriptibles des deux côtés de la frontière », a-t-il écrit.
Plus de 2 000 artistes et autres membres de la communauté des créatifs ont signé la pétition publiée dimanche, qui exhorte les dirigeants israéliens à mettre fin à la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et appelle les parties impliquées à ne pas commettre de crimes de guerre.
« Contrairement à nos valeurs et contre notre volonté, nous nous retrouvons complices des actes ignobles commis par notre gouvernement à Gaza : le meurtre d’enfants et de civils, la famine, les déplacements massifs et la destruction insensée de villes entières », peut-on lire dans la déclaration, qui a suscité une large attention, parfois négative.