Deux réserves naturelles fermées au public au nord d’Israël après une épidémie de fièvre aphteuse
Deux gazelles sauvages sont mortes ; l'Autorité de la nature et des parcs, via le ministère de l'Agriculture, instaure un confinement dans le nord d'Israël touché par une nouvelle souche virale
Mardi, deux réserves naturelles du nord d’Israël ont reçu l’ordre de fermer temporairement leurs portes suite à l’apparition, à proximité, d’une nouvelle souche de fièvre aphteuse que les vaccins habituellement administrés au bétail ne couvrent pas.
Depuis le début de l’année 2026, douze élevages de bétail répartis dans le nord d’Israël et sur le plateau du Golan ont été touchés par la maladie, a indiqué le ministère de l’Agriculture.
L’Autorité israélienne de la nature et des parcs a, conjointement avec le ministère de l’Agriculture, ordonné la fermeture des réserves de Nahal Tavor et d’Yissachar, en Basse Galilée. Elle s’inquiète tout particulièrement de la mort de deux gazelles sauvages des suites de l’infection.
Des cas de fièvre aphteuse ont été détectés à Kfar Kish, juste au nord, et à Moledet, au sud-ouest.
Les autorités demandent à la population de ne pas se rendre dans ces réserves afin d’éviter la propagation de cette infection virale hautement contagieuse, qui peut se transmettre par les déplacements de personnes et de véhicules, ainsi que par des objets contaminés.
Le virus se transmet également par voie aérienne, ainsi que par les sécrétions des animaux infectés.
La maladie ne présente aucun danger pour l’homme.
Selon Tamir Goshen, directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, une nouvelle souche virale, contre laquelle les vaccins habituels n’offrent aucune protection, a fait son apparition en Israël et au Moyen-Orient cette année. Les mesures de prévention comprennent le contrôle de l’accès aux exploitations infectées, la décontamination, et la vaccination d’urgence des animaux infectés et du reste du cheptel.
Les animaux infectés présentent des cloques dans la bouche, sur la langue et sur les pattes. Ils salivent abondamment et peuvent paraître faibles, chancelants ou se déplacer lentement.
Les mouvements d’animaux à destination et en provenance de chaque exploitation infectée sont interdits depuis deux mois. Des zones de quarantaine ont été mises en place autour de chaque exploitation dans un rayon pouvant atteindre dix kilomètres, a ajouté le ministère.
Chez les gazelles des montagnes, une espèce classée comme menacée, ce virus peut toutefois s’avérer mortel, a déclaré Amit Dolev, écologiste du district nord pour l’Autorité de la nature et des parcs.
Quelque 5 000 gazelles vivent en Israël. Elles sont confrontées à des dangers tels que l’urbanisation, le braconnage, les collisions avec des voitures, la prédation par des chiens errants et d’autres prédateurs naturels, ou encore le morcellement de leurs habitats par les routes, les voies ferrées et les clôtures.
L’Autorité de la nature et des parcs patrouille quotidiennement dans la zone à la recherche d’animaux sauvages malades ou morts.
La fermeture des réserves naturelles sera réévaluée à la fin de ce mois.