Deux soldats légèrement blessés dans un tir de barrage du Hezbollah sur Kiryat Shmona

Les frappes de Tsahal ont touché de multiples cibles terroristes au Liban alors que les combats transfrontaliers continuent dans le nord

Une vue du panneau d'entrée de Kiryat Shmona qui a brûlé dans un incendie déclenché par des roquettes tirées du Liban dans la ville de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, le 4 juin 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Deux soldats ont été légèrement blessés, dans la soirée de vendredi, et un bâtiment a été endommagé par un impact de roquette à Kiryat Shmona, a fait savoir l’armée, alors que les attaques à la roquette du Hezbollah continuent.

Le groupe terroriste a lancé un barrage de plusieurs roquettes vers le nord – et notamment cinq en direction de Kiryat Shmona. Certaines sont retombées sur la ville, entraînant des dégâts.

L’armée a expliqué avoir bombardé un lance-roquette à Marwahin et un poste d’observation à Houla.

Elle avait antérieurement pilonné un système de défense antiaérienne du Hezbollah à Rihan, dans le sud du Liban, qui avait été utilisé pour attaquer les avions israéliens.

Une autre frappe a été menée contre un bâtiment de Markaba où un terroriste du Hezbollah avait été remarqué en train d’entrer, a ajouté Tsahal.

Des images de ces attaques ont été postées sur les réseaux sociaux.


Alors que les négociations portant sur un accord qui ouvrirait la porte à un cessez-le-feu et à la remise en liberté des otages israéliens à Gaza ont été relancées, un officiel du Hezbollah a confié à Reuters que le groupe terroriste cesserait ses attaques contre Israël dès qu’un accord de trêve serait mis en vigueur au sein de l’enclave côtière – des propos déjà tenus par le groupe, dans le passé.

« S’il y a un accord à Gaza, il y aura un cessez le feu au Liban à l’heure H », a déclaré ce responsable.

Par ailleurs, un communiqué du groupe terroriste a annoncé que son chef, Hassan Nasrallah, avait reçu le numéro deux du Hamas, Khalil Al-Hayya, dans la matinée – une rencontre qui a été l’occasion pour les deux hommes de réexaminer « l’évolution de la situation sécuritaire et politique » dans la bande.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, deuxième à droite, rencontre une délégation du Hamas présidée par Khalil al-Hayya, deuxième à gauche, dans un endroit non-dévoilé au Liban, le 5 juillet 2024. (Crédit : Hezbollah’s Media Office / AFP)

Depuis le 8 octobre, les forces dirigées par le Hezbollah ont attaqué presque quotidiennement des communautés israéliennes et des postes militaires le long de la frontière, le groupe affirmant qu’il le fait pour soutenir Gaza pendant la guerre qui s’y déroule – ce qui a entraîné le déplacement de dizaines de milliers d’Israéliens vivant dans le secteur. Israël a régulièrement averti que le pays était prêt à entrer en guerre si cela devait s’avérer nécessaire pour sécuriser la frontière nord.

Jeudi, un réserviste israélien a été tué sur le plateau du Golan alors que le groupe terroriste a lancé une frappe à la roquette et au drone majeure contre le nord de l’État juif, en réponse au meurtre d’un haut-commandant du groupe qui était survenu dans la journée de mercredi.

Tsahal a indiqué avoir mené toute une série de frappes aériennes pour riposter aux attaques commises vers le nord d’Israël par le Hezbollah – qui avait utilisé pour ce faire 200 roquettes et 20 drones remplis d’explosifs.

Jusqu’à présent, les échauffourées à la frontière ont entraîné la mort de dix civils du côté israélien et celle de 15 soldats et réservistes.

Pour sa part, le Hezbollah a fait connaître les noms de 360 de ses hommes armés qui ont été tués par l’État juif pendant les hostilités actuelles – majoritairement au Liban mais aussi en Syrie. Au Liban, 65 membres d’autres factions terroristes, un soldat et des dizaines de civils ont également trouvé la mort.

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