Droits des femmes : dans le cortège parisien, Jérôme Guedj défend « Nous Vivrons »

Les femmes de 'Nous Vivrons' ont fait l’objet de rejet et des tensions ont été observées à leur égard lors de la manifestation féministe du 8 mars

Manifestation du collectif Nous Vivrons à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, à Paris, le 8 mars 2026. (Crédit : Nous Vivrons)

Outre les rassemblements organisés par les principaux collectifs féministes dimanche 8 mars en France, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, d’autres organisations plus petites ont également appelé à manifester.

À Stalingrad, à Paris, quelques dizaines de membres du collectif pro-israélien Nous Vivrons, qui lutte contre l’antisémitisme, se sont ainsi rassemblés. Cependant, ils n’ont pas été acceptés au sein du cortège principal des organisations féministes, dans lequel des drapeaux palestiniens ou libanais ont pu être aperçus.

Les femmes de Nous Vivrons ont ainsi fait l’objet de rejet et des tensions ont été observées à leur égard, alors qu’un cordon policier les entourait afin d’assurer leur protection.


Au même moment, un petit cortège « féministe, antifasciste, antisioniste et antiraciste » est parti lui aussi séparément, à l’appel notamment des collectifs Nous Toutes et Urgence Palestine, scandant notamment : « Gaza, l’Iran, Venezuela, non la guerre ne libère pas », avant de rejoindre, lui, le parcours officiel.

Présent dans le cortège de Nous Vivrons, Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne, a déclaré auprès de Radio Shalom : « C’est important d’être présent pour le 8 mars, parce que c’est un moment de mobilisation pour les droits des femmes qui sont menacés à bien des égards, partout dans le monde, et malheureusement parfois aussi sur des sujets intérieurs. Dans ce combat, qui doit être un combat qui rassemble, Nous Vivrons a toute sa place, évidemment, parce qu’ils ont pointé, au lendemain du 7-Octobre, la singularité des attaques et des femmes qui ont été victimes » ce jour-là.

« Les années précédentes, on a vu combien c’était difficile pour Nous Vivrons de défiler. C’est encore le cas cette année, et je tenais, comme je l’ai fait l’an dernier et les années précédentes, à être à leurs côtés. Parce que c’est un combat qui doit être fédérateur, et pas un combat excluant. Certains veulent exclure Nous Vivrons, considérant qu’on ne peut pas être féministe et lutter contre l’antisémitisme. On marche sur la tête. Donc c’est important d’être avec eux, et avec elles », a ajouté le député.

De son côté, sur X, le président Emmanuel Macron a adressé un message « d’admiration aux femmes iraniennes ». « Leur courage force le respect et rappelle au monde entier que la liberté ne peut jamais être empêchée », a-t-il écrit.








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