Échanges de prisonniers: Il faut une « monnaie d’échange »- ex-chef du Hamas
Khaled Meshaal déclare qu'Israël devra répondre aux demandes émanant des groupes terroristes palestiniens 'quand nous détiendrons un soldat israélien'
Un ancien chef du Hamas a déclaré que le groupe terroriste à la tête de la bande de Gaza devait acquérir une « monnaie d’échange » qui pourrait être utilisée lors de futurs échanges de prisonniers avec Israël.
Dans un enregistrement qui a été diffusé samedi, Khaled Meshaal dit que le Hamas doit faire payer à l’État juif le même prix que celui versé lors d’un échange de détenus en 2011 – au cours duquel le gouvernement israélien avait libéré plus de mille terroristes palestiniens condamnés contre un soldat de Tsahal, Gilad Shalit, qui avait été capturé en 2006.
« Après cet accord, l’ennemi a tenté de se limiter et de ne pas approuver d’autres échanges de prisonniers pour décourager la résistance palestinienne », note Meshaal dans l’enregistrement, selon un article paru sur le site d’information Ynet.
Il ajoute que « nous savons que c’est une tactique qui entre dans le cadre de la guerre physiologique. Quand nous placerons en détention un soldat israélien, les dirigeants israéliens ne pourront qu’accepter nos demandes ».
En conséquence, poursuit Meshaal, le groupe terroriste œuvre à trouver une « monnaie d’échange » qui permettrait de libérer les prisonniers sécuritaires palestiniens.
Meshaal, né en Cisjordanie et qui vit dorénavant au Qatar, avait été à la tête du bureau politique du Hamas de 1996 à 2017, et il a été remplacé par le dirigeant actuel du groupe terroriste, Ismail Haniyeh.
Le Hamas maintiendrait actuellement en captivité deux civils israéliens, Avera Avraham Mengistu et Hisham al-Sayed, qui serait entrés de leur plein gré en 2014 et en 2015, et il détiendrait aussi les dépouilles de deux soldats israéliens, le sergent de première classe Oron Shaul et le lieutenant Hadar Goldin, qui étaient morts au combat pendant la guerre de Gaza de 2014.
Depuis leur capture, Israël a œuvré en faveur de leur libération, utilisant souvent comme intermédiaires les militaires égyptiens – qui entretiennent des liens avec Jérusalem et avec le Hamas – dans leurs négociations.
Le Hamas, de son côté, cherche à faire libérer les détenus sécuritaires palestiniens qui se trouvent dans les prisons israéliennes – des membres du Hamas et d’autres groupes terroristes. Certains prisonniers avaient d’ores et déjà été libérés pendant l’échange de prisonniers de 2011, mais ils avaient été ensuite de nouveau arrêtés au cours d’opérations de répression menées en Cisjordanie contre le groupe terroriste suite à l’enlèvement et au meurtre de trois adolescents israéliens.
Même si des responsables, à Jérusalem, ont reconnu que des pourparlers étaient en cours pour obtenir la libération des prisonniers israéliens détenus par le Hamas, ils n’ont pas évoqué les propositions et les offres qui ont été spécifiquement soumises au cours de ces discussions.
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