Édouard Philippe invite Mélenchon à débattre de « racisme » et « antisémitisme »

Le candidat Horizons a jugé 'patente' la 'surreprésentation' de jeunes issus de l'immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre

Montage photo (de gauche à droite) : Édouard Philippe, à Matignon, à Paris, le 18 septembre 2023 ; Jean-Luc Mélenchon, à Marseille, le 7 mars 2026. (Crédits : Thomas Samson/AFP ; Philippe Magoni/AP)

Le candidat Horizons à l’élection présidentielle, Édouard Philippe, qui a été pointé du doigt par la gauche pour avoir établi un lien entre immigration et pillages en marge des manifestations récentes, a invité mercredi le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon à débattre de « racisme » et « d’antisémitisme ».

« Si M. Mélenchon a envie d’un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme. Quand il veut, où il veut », a-t-il lancé à Zuydcoote (Nord), sur le littoral français, où il était venu évoquer la lutte contre l’émigration clandestine vers le Royaume-Uni.

Dans un entretien accordé au Point, Philippe avait jugé la semaine dernière « patente » la « surreprésentation » de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre, des propos réitérés sur TF1.

Mélenchon l’a accusé de « ne pas croire » à ce qu’il dit, mais de parler ainsi « par clientélisme racialiste ».

Le candidat centriste, en perte de vitesse dans les sondages, a déploré mardi « une espèce de police de la pensée imposée par l’extrême-gauche, par Mélenchon », qu’il a accusé d’être « le premier à utiliser les codes de l’antisémitisme, […] à remettre en cause l’universalisme républicain ».

« Il y a un problème d’intégration dans notre pays, et on n’aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l’intégration fonctionne bien en France ? », a demandé le premier chef de gouvernement d’Emmanuel Macron.

« Nous sommes extrêmement attentifs à lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme, d’où qu’elles viennent, de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche », a-t-il assuré, martelant que « tous les Français font partie de la communauté nationale, d’où qu’ils viennent ».

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