Israël en guerre - Jour 231

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En 2021, le Hamas a tenu une conférence pour préparer l’administration de la « Palestine libérée »

Faire revenir les réfugiés palestiniens, tuer les soldats israéliens, utiliser l'expertise des Juifs instruits et être reconnu comme le successeur d'Israël à l'ONU, tel est le projet du groupe terroriste

Illustration : Le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, s'exprimant lors d'un rassemblement marquant le jour d'Al-Qods ("Jérusalem" en arabe), à Gaza City, le 14 avril 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Illustration : Le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, s'exprimant lors d'un rassemblement marquant le jour d'Al-Qods ("Jérusalem" en arabe), à Gaza City, le 14 avril 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Deux ans avant son assaut barbare du 7 octobre sur le sud d’Israël, le groupe terroriste palestinien du Hamas avait rédigé une « vision stratégique » pour gouverner la « Palestine libérée » après la disparition supposée inévitable de l’État d’Israël.

Lors d’une conférence tenue à Gaza en septembre 2021, le Hamas et d’autres factions palestiniennes ont discuté des préparatifs de la future administration de l’État de Palestine, qui devrait comprendre l’ensemble du territoire « du fleuve à la mer », y compris la zone de l’État d’Israël.

Les conclusions de la conférence, intitulée « Promesse de l’au-delà – Palestine après la libération », ont été rendues publiques par le Middle East Media Research Institute (MEMRI) dans un rapport datant d’octobre 2021.

La conférence aurait été financée par le Hamas et parrainée par le chef du groupe terroriste palestinien à Gaza, Yahya Sinwar.

Aujourd’hui, il est évident que la conférence n’était pas un simple exercice rhétorique, mais l’expression d’une intention claire des factions terroristes de Gaza de détruire Israël, l’objectif déclaré de leur attaque du 7 octobre, au cours de laquelle près de 1 200 personnes ont été sauvagement massacrées et 253 autres enlevées à Gaza.

Cet objectif a été réitéré par l’ancien dirigeant Khaled Meshaal, qui a déclaré dans une interview en janvier que le 7 octobre avait prouvé que la libération de la Palestine « du fleuve à la mer » était une « idée réaliste ».

Khaled Meshaal, membre du bureau politique du groupe terroriste palestinien du Hamas, s’adressant au podcasteur koweïtien Ammar Taqi, le 16 janvier 2024. (Crédit : Capture d’écran vidéo)

La déclaration finale de la conférence de 2021 décrit les étapes nécessaires au lancement du nouvel État, notamment la manière de traiter les Juifs et l’élimination des informateurs afin de « purger la Palestine et la patrie arabe et islamique de la racaille hypocrite qui répand la corruption dans le pays ».

Les participants ont convenu de la nécessité de rédiger une déclaration d’indépendance palestinienne immédiatement après la « libération ». Rédigé par des experts, ce document est considéré comme une continuation du pacte de Umar signé lors de la conquête islamique de Jérusalem en 638 de notre ère avec le patriarche chrétien.

Une annonce aurait alors été faite aux Nations unies, déclarant que « l’État de Palestine succédait à ‘l’État d’occupation’ [c’est-à-dire Israël] et hériterait des droits précédemment accordés à Israël » aux Nations unies, sur la base de la Convention de Vienne sur la succession d’États, y compris les accords sur les frontières terrestres et maritimes existantes avec les pays voisins.

La population juive de « l’État de Palestine » nouvellement formé serait traitée en fonction de son statut : les soldats seraient tués ; ceux qui tenteraient de fuir pourraient être autorisés à le faire ou détenus et poursuivis pour leurs crimes ; et ceux qui se rendraient pourraient être intégrés dans le nouvel État ou se voir accorder un délai pour partir.

La question serait traitée « avec humanité, comme le veut l’islam », assure la déclaration.

Toutefois, un traitement spécial devait être accordé aux « Juifs instruits et aux experts dans les domaines de la médecine, de l’ingénierie, de la technologie et de l’industrie civile et militaire », qui devaient être retenus pendant un certain temps afin qu’ils ne partent pas en emportant avec eux les connaissances qu’ils avaient acquises « en vivant sur notre terre et en profitant de sa générosité ».

L’étape suivante, selon le document, serait le retour des réfugiés palestiniens, par l’établissement de centres d’absorption temporaires près des frontières avec les pays d’accueil [Liban, Syrie et Jordanie]. Une « loi du retour » leur serait appliquée et des cartes d’identité leur seraient délivrées, selon la déclaration.

La communauté internationale et les riches Palestiniens devaient contribuer au processus de rapatriement et d’intégration.

Le nouvel État émettra également sa propre monnaie, appelée « New Palestinian Junayh ». Le Junayh (terme apparenté à l’anglais « guinea ») était la monnaie utilisée dans la Palestine sous mandat britannique, également connue sous le nom de livre ou de lire palestinienne. C’est également le nom actuellement utilisé en arabe pour la livre égyptienne.

« Elle devrait être introduite au niveau national dès maintenant afin que les gens s’y habituent », indique la déclaration.

Pour protéger le nouvel État, le document appelle à la création de « comités populaires » composés d’hommes et de femmes formés pour « garder les ressources de la terre et les surveiller », car « les combattants [terroristes] palestiniens seront trop occupés ». On ne sait pas exactement de quelles ressources il s’agit.

Sur le même sujet des « ressources », le président de la conférence, Kanaan Obeid, a déclaré que le groupe terroriste palestinien avait tiré une leçon du désengagement israélien de la bande de Gaza en 2005, lorsque vingt-et-une implantations ont été évacuées et que la plupart des bâtiments résidentiels ont été détruits. Par la suite, quelque 3 000 serres ultramodernes ont été achetées par des donateurs étrangers pour 14 millions de dollars et transférées à l’Autorité palestinienne (AP) lorsqu’elle dirigeait encore la bande de Gaza, afin de relancer le secteur agricole dans la bande de Gaza indépendante. La population locale a toutefois pillé et détruit les structures.

« Les ressources des colonies [implantations] ont été perdues », a déclaré Obeid.

Obeid aurait été le président de « The Promise of the Hereafter Institute », créé en 2014 avec l’objectif déclaré de tracer les différents aspects de la gouvernance de l’État de Palestine après la « libération » – y compris l’économie, la politique, la sécurité et la société.

Le rapport de MEMRI note également qu’un membre du bureau politique du Hamas a relayé un discours prononcé par Sinwar lors de la conférence, soulignant la nécessité de se préparer au lendemain de la « libération ».

Faisant référence au conflit de mai 2021 contre Israël, au cours duquel le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont tiré plus de 4 000 roquettes et obus de mortier sur Israël en l’espace de onze jours, Sinwar a déclaré que cette série de combats « n’a pas éclaté soudainement », mais que « la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes anti-Israël] s’y était préparée grâce à des années de planification, d’entraînement, de développement militaire et de renseignement ».

Yahya Sinwar, chef du groupe terroriste palestinien du Hamas, faisant des gestes lors d’un rassemblement, à Beit Lahiya, le 30 mai 2021. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

Le chef terroriste a en outre prédit que le conflit avec Israël « ne peut prendre fin qu’avec la mise en œuvre de la promesse de victoire et de contrôle qu’Allah nous a donnée – que notre peuple vivra dignement dans son État indépendant avec Jérusalem pour capitale ».

Un ancien membre haut placé du parti laïc Fatah à Gaza, qui connaissait bien les dirigeants du Hamas, a récemment parlé à Haaretz d’un autre aspect du plan du groupe terroriste palestinien pour le « jour d’après », à savoir la division administrative de la « Palestine libérée » en cantons.

L’homme a déclaré avoir été contacté par une personnalité bien connue du groupe terroriste palestinien qui l’a informé que le Hamas « préparait une liste complète de responsables de comités pour les cantons qui seront créés en Palestine ». En 2021, il se serait vu proposer la présidence du comité « Zarnuqa », du nom du village arabe où sa famille vivait avant 1948, qui devait couvrir les villes de Ramle et de Rehovot.

Le représentant du Fatah aurait réagi à l’offre du groupe terroriste palestinien du Hamas avec incrédulité : « Vous avez perdu la tête. »

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