« En politique, je ne fais confiance à personne », déclare Trump interrogé sur Netanyahu

Le président américain affirme que des responsables israéliens souhaitent son soutien électoral à Netanyahu et envisage l’usage de la 'Mère de toutes les bombes' contre l’Iran

Le président américain Donald Trump s’exprime lors d’un événement en l’honneur des premiers intervenants, dans la Roseraie de la Maison Blanche, à Washington, le 15 octobre 2026. (Crédit : Julia Demaree Nikhinson/AP)

Le président américain Donald Trump a été interrogé jeudi sur la confiance qu’il accordait au Premier ministre Benjamin Netanyahu, une question qu’il a préféré éluder.

« Honnêtement, je ne fais confiance à personne », a déclaré Trump à la chaîne d’information conservatrice Newsmax. « En politique, je ne fais confiance à personne. »

Trump a récemment été interrogé à plusieurs reprises sur son intention d’apporter ou non son soutien à un candidat avant les élections israéliennes du 27 octobre. Mardi, le président américain a affirmé qu’il n’y avait pas encore réfléchi, mais qu’il pourrait le faire.

Netanyahu met depuis longtemps en avant ses liens étroits avec Trump dans ses campagnes électorales.

Le président américain a également déclaré à Newsmax que les responsables israéliens souhaitaient qu’il s’implique dans la campagne de réélection de Netanyahu.

« Ils aimeraient que je le fasse. Oui, ils aimeraient bien que je le fasse », a répondu Trump à cette question, avant d’affirmer que « les Israéliens disent que si je me présentais au poste de Premier ministre, j’obtiendrais 99 % des voix ».

Il a ensuite évoqué « une très bonne relation » avec Netanyahu et salué leur « partenariat militaire très fructueux » contre l’Iran.

Interrogé sur l’éventualité de larguer des bombes conventionnelles de très forte puissance sur l’Iran, le président américain a précisé qu’il n’envisageait pas de recourir à l’arme nucléaire contre la République islamique d’Iran.

Trump a déclaré qu’il pourrait utiliser la bombe MOAB, dont le nom officiel est Massive Ordnance Air Blast, mais qui est souvent surnommée la « Mère de toutes les bombes » (Mother of All Bombs). Il l’a décrite comme « une bombe énorme. C’est comme une toute petite bombe nucléaire ».

« Je n’utiliserais pas l’arme nucléaire. Ce n’est pas nécessaire », a-t-il souligné. « Nous sommes la plus grande puissance nucléaire au monde. »

Des ouvriers israéliens accrochent une grande affiche représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans le cadre de la campagne électorale du Likud, à Jérusalem, le 4 septembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Il a également déclaré qu’il ne prévoyait pas de déployer de troupes terrestres américaines en Iran. Des informations publiées précédemment avaient laissé entendre qu’il avait envisagé une opération terrestre destinée à s’emparer de matières nucléaires dans le pays.

CNN a rapporté jeudi que les États-Unis envisageaient d’utiliser leur plus grosse bombe non nucléaire pour frapper les infrastructures énergétiques et les sites nucléaires iraniens, si Trump décidait de reprendre les hostilités, alors que le conflit est actuellement dans l’impasse.

La bombe GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast (MOAB), qui pèse 9 500 kilogrammes, est larguée par la rampe arrière d’un avion-cargo.

Un groupe de personnes se rassemble autour d’une bombe GBU-43/B, ou Massive Ordnance Air Blast (MOAB), exposée au musée de l’Armement de l’armée de l’air, sur la base aérienne d’Eglin, près de Valparaiso, en Floride, en mai 2004. (Crédit : Mark Kulaw/Northwest Florida Daily News via AP)

L’utilisation éventuelle de la plus grosse bombe non nucléaire de l’arsenal américain constituerait une escalade majeure du conflit.

Des responsables ayant connaissance des discussions sur les plans militaires américains ont toutefois indiqué à CNN que son efficacité pour atteindre les objectifs stratégiques de Washington restait incertaine.

Ils ont également exprimé des inquiétudes quant au risque de victimes civiles qu’entraînerait l’emploi d’une arme aussi puissante.

Trump tente de redresser sa cote de popularité, qui reste faible, à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Selon les sondages, la guerre impopulaire en Iran et les hausses des prix du carburant et d’autres produits qu’elle a entraînés pénalisent son Parti républicain.

Les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit, déclenché par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février, sont dans l’impasse depuis l’été.

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