Enfant juif agressé à Paris : Le suspect relâché
Selon le parquet, il n'y avait pas « assez d'éléments à charge », qui a précisé que l'enquête se poursuivait
L’homme de 19 ans, placé en garde à vue pour l’agression d’un enfant juif âgé de 13 ans lundi soir à Paris, a été relâché, car il n’y avait pas « assez d’éléments à charge », a indiqué le parquet mercredi, précisant que l’enquête se poursuivait.
Outre le fait que le suspect conteste les accusations, le ministère public souligne que sa mère a également assuré qu’il « était resté en sa présence » et que le témoin qui « croyait l’avoir identifié » ne l’a pas reconnu « par la suite ». Par ailleurs, les vêtements ne correspondaient pas aux images de vidéosurveillance.
Lundi, vers 19 h 20, les policiers sont intervenus avenue de la Porte de la Chapelle, dans le 18ᵉ arrondissement, pour une agression.
Dans un premier temps, l’adolescent a dit qu’il tenait sa kippa à la main et se rendait à la synagogue lorsque cinq personnes l’ont attaqué pour lui voler sa veste et lui intimer de vider ses poches, avait relaté le parquet mardi.
L’adolescent précisait également avoir été la cible de propos antisémites, avoir reçu une balayette [un coup de pied porté au niveau de la cheville ou du tibia pour le faire tomber, NDLR], des coups de poing au visage, ainsi qu’un couteau à la gorge, avant que ses AirPods [écouteurs] ne lui soient volés, avait détaillé le ministère public.
Depuis, son récit s’est précisé.
Selon le parquet, l’adolescent a expliqué s’être rendu sur les lieux pour vendre un blouson et avoir été « contraint de suivre » ses agresseurs, qui « s’étaient emparés de la veste ».
L’adolescent a précisé qu’il était « en possession d’un couteau », et « que ses agresseurs en avaient utilisé un autre à son encontre », selon la même source.
« L’exploitation des images de vidéosurveillance montre un groupe de quatre personnes discutant avec la victime, puis se dirigeant avec elle, sans contrainte apparente, et le plaignant tenant lui-même le blouson, vers l’allée où l’agression a eu lieu », note le parquet, dont « les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs ».