Enquête à Nice après la découverte d’une tête de cochon devant le domicile de Christian Estrosi

La tête de cochon était accompagnée d'une affiche titrée « Connard ! » et montrant le visage de Christian Estrosi avec une étoile de David sur le front

Le maire de Nice Christian Estrosi prononçant un discours lors d'une cérémonie en hommage aux victimes de l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël à l'occasion de son premier anniversaire, à Nice, le 7 octobre 2024. (Crédit : Valery Hache/AFP)

Une enquête a été ouverte par la justice après la découverte d’une tête de cochon et d’une affiche outrageante devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, a indiqué samedi le parquet à l’AFP.

L’enquête a été ouverte pour « menaces et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique » et « provocation à la haine et à la violence à raison de la religion », a précisé le procureur de la République, Damien Martinelli.

Christian Estrosi (Horizons), candidat à sa réélection lors des élections municipales des 15 et 22 mars à Nice, a lui-même publié sur le réseau social X une photo de cette tête de cochon. Elle est accompagnée d’une affiche titrée « Connard ! » et montrant le visage de l’élu avec une étoile de David sur le front.

« Tout ce que je combats depuis toujours dans ma ville frappe aujourd’hui à ma porte. Abject », a commenté le maire sortant sur ce message.

Il a aussitôt reçu un message de solidarité de son principal adversaire à l’élection, le député Éric Ciotti, président de l’UDR et allié du RN, qui, dans un communiqué, a assuré « le maire de Nice et sa famille » de son « soutien plein et entier dans cette épreuve », dénonçant « une atteinte grave à la dignité humaine et une attaque directe contre les valeurs fondamentales de la République ».

Le Parti communiste des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental, Julien Picot, a pour sa part dénoncé une « provocation immonde, symbole d’une dérive inquiétante », estimant que « cet acte barbare ne tombe pas du ciel ». Il s’inscrit dans un climat politique nauséabond où l’extrême droite banalise la haine, la violence et la désignation de boucs émissaires. »


Après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, Christian Estrosi, en signe de soutien à ce pays, avait accroché des drapeaux d’Israël au fronton de la mairie. Il avait toutefois dû les retirer en juin dernier, à la suite d’une décision du tribunal administratif. Depuis, il a à plusieurs reprises pris position pour défendre Israël.

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