Enquête ouverte après un appel à « l’intifada à Paris » lors d’une manifestation

L'enquête a notamment été ouverte pour 'provocation publique à la haine ou à la violence'

Le militant Elias d'Imzalène, qui a lancé un appel à "mener l'intifada", à Paris, le 8 septembre 2024. (Crédit : Capture d'écran/Twitter ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Une enquête a été ouverte après le signalement du ministre démissionnaire de l’Intérieur Gérald Darmanin concernant un appel à « mener l’intifada » lancé par le militant Elias d’Imzalène lors d’une manifestation dimanche dernier à Paris, a indiqué vendredi le parquet.

L’enquête a notamment été ouverte pour « provocation publique à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine, nation, race ou religion déterminée ».

Elle a aussi été ouverte pour « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre des atteintes volontaires à la vie ou l’intégrité physique de la personne aggravée par l’origine ou la religion » et « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre des crimes ou délit portant atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation », a détaillé le parquet, confirmant une information de BFMTV.

Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).


Dimanche, lors d’un rassemblement pro-palestinien place de la Nation, le fondateur du média « Islam et Info » a incité les participants à « mener l’intifada à Paris, dans nos banlieues, dans nos quartiers » pour que « bientôt Jérusalem » soit « libérée », selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

L’entourage du ministre démissionnaire de l’Intérieur et des Outre-mer avait annoncé que Gérald Darmanin avait signalé les faits au parquet de Paris sous la forme d’un article 40.

L’article 40 du code de procédure pénale impose à toute autorité ayant connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler à la justice.

Le préfet de police Laurent Nuñez avait de son côté « mis en demeure » les déclarants du rassemblement de « s’expliquer sur les propos tenus lors de la manifestation », avait indiqué la préfecture de police.

M. Nuñez « envisage d’interdire les prochains rassemblements à leur initiative », avait ajouté la préfecture.

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