Enterrement des deux militaires tués dimanche à Gaza
Le major Yaniv Kula, 26 ans, a été inhumé lundi au mont Herzl ; le sergent-chef Itay Yavetz, 21 ans, repose au cimetière militaire de Modiin
Le major Yaniv Kula, 26 ans, et le sergent-chef Itay Yavetz, 21 ans, qui ont été tués dimanche par des terroristes dans le sud de la bande de Gaza, ont été inhumés lundi.
Ils ont été attaqués par des terroristes du Hamas à l’aide de RPG (lance-roquettes individuels) et de tirs de précision à Rafah, dans le sud de Gaza, dans la zone contrôlée par Israël et où un cessez-le-feu est actuellement en vigueur.
Le major Yaniv Kula, 26 ans, a été inhumé lundi au mont Herzl, à Jérusalem, après que les habitants de sa ville natale, Modiin, ont accompagné le cercueil tout au long du trajet. Il laisse derrière lui son épouse, Netta, ses parents, Dganit et Oren, son frère, Idan, et sa sœur, Yuval.
« Mon enfant, le vide que tu as laissé derrière toi est immense. Je ne peux décrire à quel point tu nous manques », a déclaré son père, Oren, lors de l’enterrement.
« Tu étais toujours toi-même. La minutie avec laquelle tu faisais les choses était ta marque de fabrique. »
Sa mère a évoqué leur passion commune pour le sport et le moment où elle a décidé de participer à un triathlon. Yaniv s’est immédiatement porté volontaire pour courir avec elle.
« Le jour de la course, nous étions très motivés. Nous savions que nous allions donner le meilleur de nous-mêmes, et nous l’avons fait ensemble », a-t-elle raconté.
Netta, la veuve du soldat tombé au combat, a raconté : « Tu savais toujours lire en moi, et en tout le monde, comme dans un livre ouvert. Tu avais la conscience tranquille ; tu faisais toujours ce qui était juste et c’était la seule chose qui comptait pour toi. »
Yaniv avait été nommé commandant de compagnie peu avant sa mort. Son frère Idan a souligné à quel point il avait travaillé dur pour atteindre ce poste et se souvient que « cette combinaison entre la vision d’ensemble et le souci du détail lui venait si naturellement ».
Sa sœur, Yuval, a raconté que « pendant tout le mois où tu étais à Gaza, tu m’as écrit ».
« Je t’ai demandé quand tu allais sortir. Depuis que tu occupes ce poste, tu ne sors presque plus pour voir du monde. Tu m’as toujours répondu : ‘La mission n’est pas terminée. Il reste encore des otages à ramener.’ »
Le sergent-chef Itay Yavetz, 21 ans, tué lors de la même attaque à Gaza, a également été enterré lundi au cimetière militaire de Modiin.
Lors des funérailles, son père, Avishaï, a raconté qu’Itay avait pris des notes sur son téléphone au cours des deux dernières années, en sachant que sa famille les trouverait si jamais il était tué. Avishaï a lu certaines de ces notes, « afin que vous compreniez un peu quel genre de fils nous avions ».
L’une d’entre elles commençait ainsi : « Je suis dans le monde : ce monde si vaste, plein de sens infini, et quelle est ma place dans tout cela, si je ne suis qu’un petit rouage dans une machine bien huilée ? » La puissance de l’univers ne cesse de m’émerveiller. » Je sais que la beauté et la bonté m’entourent, touchant chaque battement de cœur. »
Cette note se poursuivait par une réflexion selon laquelle « je n’existe pas sans raison, et qu’il y a une raison à tout ».
Une autre disait : « Je suis heureux de ressentir cette croissance et cette évolution que je traverse actuellement, et je n’ai pas encore réussi à mettre des mots sur le réveil que je ressens depuis que j’ai commencé mes études à l’université. Il y a en moi un nouveau mouvement, presque vertigineux, une tentative de comprendre comment rester moi-même, mais en mieux. Moi, mais moins irritable, plus tolérant, plus présent. »
Son père a prononcé l’éloge funèbre suivant : « Mon Itay, comme je te l’ai toujours dit, je suis fier de toi et j’apprécie tes choix. Tu étais tout pour moi, je te salue. »
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