Eurovision: la victoire israélienne en péril suite à une plainte pour plagiat
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Eurovision: la victoire israélienne en péril suite à une plainte pour plagiat

Les studios Universal Music ont envoyé un courrier citant des similarités entre la chanson gagnante "Toy" interprétée par Netta Barzilai, et Seven Nation Army de White Stripes

Netta Barzilai d'Israël interprète "Toy" lors de la première demi-finale de l'Eurovision 2018, le 8 mai 2018. (Capture d'écran : YouTube)
Netta Barzilai d'Israël interprète "Toy" lors de la première demi-finale de l'Eurovision 2018, le 8 mai 2018. (Capture d'écran : YouTube)

La victoire d’Israël lors de l’édition 2018 du concours de l’Eurovision est en péril après qu’une importante société de production américaine a menacé de poursuivre les auteurs de « Toy » pour plagiat.

Universal Music Studios, l’une des plus grandes compagnies mondiales de production musicale, a fait parvenir ces dernières semaines un courrier à Doron Medalie et à Stav Beger, co-auteurs de la chanson lauréate – interprétée par Netta Barzilai – en affirmant qu’elle aurait été plagiée sur un tube de 2003 sorti par le groupe White Stripes, Seven Nation Army.

Si cette allégation est prouvée devant le tribunal, l’éligibilité de « Toy » à l’Eurovision pourrait être remise en doute et l’Etat juif devrait peut-être renoncer à sa victoire et à l’organisation du tournoi pour l’année 2019, a fait savoir la chaîne Hadashot TV.

Le règlement de l’Eurovision indique que les chansons qui concourent doivent être originales.

Un grand nombre d’observateurs avaient noté que les deux chansons présentaient une ligne de fond similaire – mais les avocats d’Universal ont estimé que les similarités existant dans les rythmes et l’harmonie s’apparentaient à une atteinte aux droits d’auteur.

Au mois de mars, le journaliste de Haaretz Ben Shalev avait écrit au sujet de « Toy » que « la musique ressemble étroitement à ‘Seven Nation Army’ des White Stripes. Espérons que Jack White n’entende pas cette chanson avant le concours de l’Eurovision. Il pourrait attaquer en justice ».

Doron Medalie, l’auteur de centaines de chansons israéliennes et la dernière de l’Eurovision, ‘Toy’ (avec la permission de Doron Medalie)

Medalie, qui a confirmé les allégations de plagiat, se rendra mercredi aux Etats-Unis pour tenter de résoudre cette « immense crise », a ajouté le reportage.

« Les responsables d’Universal sont très déterminés » dans leur requête soumise à Medalie et à Beger, selon des sources citées par la chaîne Hadashot et qui seraient proches du dossier.

Elles ont ajouté que même si les deux parties devaient trouver un accord qui permettrait de diviser les droits d’auteur pour la chanson, l’Union de radiodiffusion européenne pourrait estimer que, n’étant pas originale, le titre n’aurait jamais dû concourir.

Medalie a répondu à ces informations en disant que lui-même et Beger avaient été « surpris de recevoir une telle lettre et nous y prêtons attention. Je pense que cette histoire va se résoudre positivement dans les prochaines semaines, à la satisfaction de toutes les parties ».

Ce fiasco est le dernier obstacle en date à l’accueil de l’événement en Israël, l’année prochaine, après que la Knesset a adopté lundi à l’unanimité une législation renversant la division programmée du diffuseur public en deux entités séparées – qui aurait empêché Israël de jouir de ses droits d’organisation.

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