Ex-allié de Netanyahu, Hanegbi a annoncé qu’il voterait pour Liberman
L'ex-ténor du Likud rejette la droite « messianique » et soutiendra le parti Yisrael Beytenu d'Avigdor Liberman lors du scrutin de la semaine prochaine
Tzachi Hanegbi, l’ancien fidèle du Premier ministre Benjamin Netanyahou et pilier du Likud, a déclaré qu’il voterait pour l’opposition lors des élections de la semaine prochaine.
Dans une tribune publiée par le site d’information Ynet, Hanegbi, qui a été député du Likud et ministre pendant plus de 25 ans, sans oublier ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu de 2023 à 2025, a fait savoir que sa voix se porterait sur le parti Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman, le 27 octobre prochain.
« Depuis quelque temps, les voix que je trouve dissonantes, au sein de [la droite], se font de plus en plus fortes. Ceux qui en sont porteurs ne reflètent pas les principes auxquels je crois », a déclaré Hanegbi.
« Je ne fais pas partie de la droite messianique. Je ne fais pas non plus partie de la droite raciste. Je ne fais pas non plus partie de la droite qui méprise ses adversaires idéologiques. Je ne fais pas davantage partie de cette droite qui ne dit rien face à la criminalité nationaliste, et encore moins de celle qui en minimise les conséquences profondes. Je ne m’identifie pas non plus au désir de démanteler les institutions chargées de faire respecter la loi au nom du ‘renforcement de la gouvernance’ », a-t-il écrit.
« Par-dessus tout, j’ai du mal à comprendre comment des personnes de droite justifient leur soutien à l’octroi d’une exemption complète du service militaire et civique à une grande partie de la population. Tant que les partis de droite fermeront les yeux sur leurs partenaires politiques qui appellent à jeter les ordres d’incorporation de Tsahal aux toilettes et s’égosillent à crier ‘Nous mourrons plutôt que de nous enrôler !’, je ne veux rien avoir à faire avec eux. »
Hanegbi a été limogé par Netanyahu en octobre 2025 suite à des désaccords avec le Premier ministre au sujet de la politique menée lors de la guerre à Gaza.
Saluant Liberman comme l’une des seules voix au sein du Conseil des ministres qui, avant le 7 octobre 2023, a fait campagne en faveur d’une action résolue contre le Hamas, et non d’une politique d’apaisement, il affirme que l’homme politique de la ligne dure « m’apparaît comme un dirigeant qui protège scrupuleusement les principes nationaux, tout en restant une voix de droite respectueuse et fédératrice. Je crois que donner du pouvoir à Avigdor Liberman est de nature à améliorer la sécurité d’Israël, tout comme la capacité du prochain gouvernement à guider notre pays avec responsabilité et courage dans des eaux de plus en plus agitées. »