Expulsé d’Australie, l’ambassadeur iranien nie tout lien avec les attaques antisémites

Ahmad Sadeghi rejette comme 'mensongères' les preuves évoquées par Canberra et dément les transferts de fonds pointés par la sécurité australienne

L'ambassadeur iranien en Australie, Ahmad Sadeghi, quitte l'ambassade de la République islamique d'Iran à Canberra, en Australie, le 27 août 2025. (Crédit : Lukas Coch/AAP Image via AP)

L’ambassadeur iranien en Australie, Ahmad Sadeghi, est arrivé à l’aéroport de Sydney jeudi avant la date butoir de son expulsion et a rejeté comme « mensongères » les accusations de Canberra selon lesquelles Téhéran aurait orchestré des incendies criminels antisémites dans les villes de Sydney et Melbourne.

L’Australie a donné mardi 72 heures à Sadeghi pour quitter le pays, dans ce qui constitue la première expulsion d’un ambassadeur depuis la Seconde Guerre mondiale. Trois autres responsables de l’ambassade iranienne ont reçu sept jours pour partir.

Le Premier ministre Anthony Albanese a été informé lundi par l’Organisation australienne du renseignement de sécurité (ASIO) de l’existence de preuves de paiements à des criminels qui, selon lui, relient deux attaques, l’une contre une synagogue et l’autre contre un restaurant casher, à des individus offshore et au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de Téhéran.

« Ce sont des accusations sans fondement, des mensonges », a affirmé Sadeghi aux journalistes des chaînes de télévision locales Nine et Seven à l’aéroport de Sydney.

Plus tôt à Canberra, Sadeghi est venu devant sa résidence pour faire ses adieux.

« J’aime le peuple australien, au revoir », a-t-il déclaré en saluant les caméras de télévision.

read more: