Eyal Zamir rencontre ses homologues de 7 pays arabes pour discuter de l’Iran – média

La réunion, qui aurait eu lieu la semaine dernière en Allemagne, aurait rassemblé le chef du CENTCOM et les chefs militaires des Émirats, de la Jordanie, de l’Égypte, de Bahreïn, du Qatar, de l'Arabie saoudite du Koweït

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir (à gauche), et le chef du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), l’amiral Brad Cooper, faisant le salut militaire lors d’un événement en Israël, le 10 août 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Les chefs d’état-major d’Israël, des États-Unis, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Koweït, du Qatar, de Jordanie et d’Égypte se sont réunis la semaine dernière en Allemagne pour discuter de la guerre contre la République islamique d’Iran et des tensions régionales, ont indiqué deux responsables israéliens au site d’information Axios dans un article publié mardi.

Cette réunion privée, organisée par le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, dans une station de ski isolée, et dont la tenue a été confirmée à Axios par le CENTCOM, était la première du genre depuis le lancement de la campagne militaire conjointe des États-Unis et d’Israël contre la République islamique en février, selon l’article.

Des réunions similaires avaient déjà eu lieu auparavant, précise Axios, bien qu’Israël n’entretienne pas de relations diplomatiques avec plusieurs des États arabes concernés, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar. Ce dernier a été qualifié « d’État ennemi » par plusieurs personnalités politiques israéliennes de premier plan.

Au cours de la réunion, le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, a informé ses homologues des « opérations de Tsahal sur divers fronts », selon Axios.

Brad Cooper a assuré à ses homologues que l’armée américaine ne retirerait pas ses troupes de la région malgré les attaques iraniennes contre les bases américaines, ont indiqué les sources citées par Axios.

Il leur a également présenté les projets américains visant à accroître le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, voie de navigation stratégique par laquelle transitait un cinquième de l’approvisionnement énergétique mondial avant que le régime iranien ne bloque le passage et attaque les navires tentant de le franchir.

L’émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani (à gauche), rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed bin Salman (à droite), à Djeddah, le 28 avril 2026. (Crédit : Amiri Diwan/AFP)

Dans un communiqué adressé à Axios confirmant la tenue de cette réunion, le CENTCOM a indiqué avoir « accueilli de hauts responsables militaires de huit pays lors d’une conférence prévue de longue date en Allemagne ».

Ces responsables « ont discuté des possibilités de renforcer la coopération en matière de sécurité au Moyen-Orient », ajoute le communiqué.

Une source proche du dossier a également indiqué à Axios qu’Israël et l’Arabie saoudite, avec l’aide du CENTCOM, discutaient des moyens par lesquels Jérusalem pourrait aider Ryad à faire face à l’avancée des Houthis vers le détroit de Bab el-Mandeb, dans un contexte de reprise du conflit entre l’Arabie saoudite et les Houthis et d’attaques menées par ce groupe soutenu par l’Iran contre le royaume. La source a ajouté qu’il était peu probable qu’Israël entreprenne des actions offensives.

Plus tôt mardi, le quotidien Israel Hayom avait rapporté que le CENTCOM supervisait les contacts entre les deux pays au sujet des attaques des Houthis.

Tsahal n’a pas souhaité répondre à une demande de commentaire du Times of Israel concernant la réunion en Allemagne.

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