Fraude électorale : la procureure générale écarte tout impact sur le scrutin

Gali Baharav-Miara affirme que les enquêtes en cours ne sauraient altérer les résultats de l'élection, rejetant les rumeurs d'irrégularité du scrutin

La procureure générale Gali Baharav-Miara assistant à une réunion d’une commission de la Knesset, à Jérusalem, le 9 juin 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La procureure générale Gali Baharav-Miara a déclaré dimanche n’avoir relevé aucun élément dans les enquêtes relatives à d’éventuelles fraudes électorales susceptible d’influer « même de loin » sur le résultat global du récente scrutin.

Les deux enquêtes en question portent sur des irrégularités électorales présumées, ainsi que sur le récent refus de Mme Baharav-Miara d’accorder au chef du Shin Bet, David Zini, l’autorisation d’interroger des suspects, parmi lesquels des parlementaires, en l’absence de preuves préalables.

« Je n’ai connaissance d’aucun élément susceptible d’influer, même de loin, sur les résultats des élections ou de venir étayer des accusations d’ingérence en mesure d’en modifier l’issue », a affirmé Mme Baharav-Miara lors d’un séminaire du ministère de la Justice à Eilat, ajoutant que toute information nouvelle ferait l’objet d’un examen rigoureux.

« Lorsqu’un faisceau de preuves est établi, les personnes qui doivent être interrogées le sont. Ce n’est ni une question de droite ou de gauche, ni une question de Juifs ou d’Arabes. La décision d’enquêter sur un individu repose sur un processus bien défini, objectif et équitable. C’est ainsi que les choses se sont déroulées et c’est ainsi qu’elles continueront de se dérouler », a-t-elle poursuivi.

« Le président de la commission centrale électorale supervise ce dossier comme le veut la procédure, de manière impartiale et responsable, animé par une conscience aiguë de l’importance de l’intégrité électorale et de la confiance de la population dans le processus. Nous le tiendrons informé de toute évolution », a-t-elle ajouté.

Le Shin Bet et d’autres services enquêtent sur des soupçons d’ingérence d’un – voire de plusieurs États étrangers – qui auraient financé la Liste arabe unie par le biais de dons dissimulés, la police enquêtant par ailleurs sur des accusations d’achats de voix dans le Neguev.

Samedi soir, la chaîne N12 a rapporté que les deux enquêtes pour fraude électorale n’avaient rien donné de concluant, le président de la commission électorale centrale, le juge de la Cour suprême Noam Sohlberg, soulignant à plusieurs reprises que, même si elles étaient avérées, la portée des fraudes présumées ne suffirait pas à altérer les résultats du scrutin.

Malgré ces déclarations, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses alliés ont mis en doute la validité du scrutin, affirmant que l’élection aurait été « volée ».

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