Fuites d’informations auprès du Bild: Embargo sur l’un des volets de l’enquête

La Cour a accepté l'appel de la police visant à interdire toute publication d'informations issues de l'enquête sur la réunion nocturne entre Braverman et Feldstein

Tzahi Braverman, chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant le témoignage de ce dernier, au tribunal de Tel Aviv, le 18 décembre 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Vendredi, le tribunal de Lod a imposé un embargo sur l’enquête concernant une réunion présumée au cours de laquelle, selon l’ancien collaborateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu Eli Feldstein, le chef de cabinet du Premier ministre Tzachi Braverman avait déclaré être en mesure de « mettre un terme » à une enquête militaire consacrée à la fuite, orchestrée par Feldstein, d’informations classifiées auprès du tabloïd allemand Bild.

Cette fuite, survenue au mois de septembre 2024, visait à contrer la colère croissante de l’opinion publique à l’égard de Netanyahu en raison de son échec à conclure un accord sur les otages qui étaient alors retenus en captivité à Gaza.

L’embargo, qui est valable jusqu’au 22 février, couvre l’ensemble des futurs documents de l’enquête ainsi que toute information de nature à révéler les méthodes ou les capacités du service de sécurité intérieure du Shin Bet.

Il a été prononcé après que la police a fait appel d’une décision d’un tribunal inférieur qui avait décrété une interdiction plus limitée.

L’embargo a été imposé après que Braverman, qui est soupçonné d’entrave à la justice, a été interrogé pour la deuxième fois, jeudi soir, par des enquêteurs de la police nationale chargée des enquêtes sur les fraudes, a rapporté la chaîne publique Kan.

Au début du mois, Braverman avait déjà subi quelque 13 heures d’interrogatoire après que Feldstein, dans une interview accordée à Kan en décembre, a déclaré que, lors d’une réunion tardive dans le parking du ministère de la Défense, Braverman lui avait confié que l’armée israélienne avait ouvert une enquête sur la fuite du Bild.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Braverman a pu recevoir les noms des suspects alors que l’enquête sur la fuite était encore secrète, et s’il a pu transmettre ces informations à Feldstein, l’avertissant ainsi potentiellement avant son arrestation. Braverman n’est actuellement pas autorisé à communiquer avec Netanyahu ni à entrer dans le bureau du Premier ministre.

L’ancien chef de l’armée israélienne, Herzi Halevi, ainsi que, selon certaines informations, l’actuel chef des services de renseignement, le général de division Shlomi Binder, ont récemment témoigné dans le cadre de l’enquête pénale sur la fuite du Bild. Un officier supérieur qui avait servi dans le bureau de Halevi aurait également été interrogé après lecture de ses droits, soupçonné d’être impliqué dans l’affaire.

read more:
comments