Gadi Eisenkot rejette l’offre de Naftali Bennett de s’allier
L’ancien chef d’état-major de Tsahal, qui dit 'croire' en lui, répond à la proposition de l'ancien Premier ministre ne pas avoir 'l'intention d'être le numéro 2'
Samedi, l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar et candidat au poste de Premier ministre, a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de devenir le « numéro deux » de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett lors des prochaines élections législatives.
« Je crois en moi, je sais quel type de leadership je peux apporter et je me considère comme un très bon candidat », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à la chaîne N12 News.
« Je ne suis pas parti en tant que numéro deux de Benny Gantz pour devenir le numéro deux de Bennett. »
Eisenkot était auparavant député du parti centriste Kakhol Lavan de Gantz, avant de le quitter l’an dernier pour fonder son propre parti.
L’ancien général a rejeté l’idée de jouer les seconds rôles derrière Bennett, quelques jours après que ce dernier a déclaré lui avoir suggéré en privé de s’allier.
Contrairement à l’affirmation de Bennett selon laquelle il aurait laissé la proposition en suspens, Eisenkot a déclaré l’avoir catégoriquement rejetée.
« Il a reçu un ‘non’ sur-le-champ », a-t-il ajouté à propos de Bennett.
Au début du mois, le parti Yashar d’Eisenkot s’est imposé comme le principal rival du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, devançant le parti de Bennett, qui n’a pas encore de nom, dans un sondage publié par Zman Yisrael, la version en hébreu du Times of Israel.
Bennett, dont le parti était régulièrement donné comme le plus important de l’opposition dans les sondages, est passé de 17 à 15 sièges dans le sondage du 19 mars.
Samedi soir, en réaction aux propos d’Eisenkot, Bennett a réitéré son appel à ce dernier pour qu’il s’allie à lui. « Israël a besoin d’unité pour remporter une grande victoire », a-t-il déclaré, selon la chaîne N12.
Il a également averti que « la population ne pardonnerait pas à quelqu’un qui empêcherait la victoire… Gadi, unissons-nous et gagnons. »