Gaza : le Conseil de Paix veut exclure l’UNRWA, l’Autorité palestinienne s’insurge

L'instance dirigée par les États-Unis souhaite tourner la page de l'agence de l'ONU dans l'après-guerre, au grand dam de Ramallah

Vue des anciens bureaux de l'Office très controversé de secours et de travaux de l'ONU pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 20 janvier 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Conseil de Paix dirigé par les États-Unis et chargé de superviser l’après-guerre à Gaza, a fait savoir que l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens ne serait pas autorisée à jouer un rôle dans le futur de l’enclave.

« L’UNRWA n’a pas sa place dans la nouvelle Gaza. Nous tournons la page de la dépendance perpétuelle à l’aide et au conflit. La population de Gaza mérite mieux », a écrit le Conseil de Paix sur son compte X.

C’est la première fois que le Conseil de Paix fait officiellement part de sa position envers l’UNRWA. Israël et les États-Unis soutiennent que l’organisation est irrécupérable en raison de ses liens avec le Hamas.

Bien qu’Israël ait pris des mesures pour limiter la capacité d’action de l’UNRWA à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, les infrastructures de l’agence continuent d’être utilisées pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Cette déclaration du Conseil de Paix a suscité une vive indignation au sein du ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, qui a souligné l’importance cruciale du travail de l’UNRWA pour subvenir aux besoins des Palestiniens.

Dans son communiqué, l’Autorité palestinienne « refuse toute terminologie visant à fragmenter le territoire palestinien, y compris l’expression « Nouvelle Gaza », qui cherche à isoler la bande de Gaza de son environnement naturel, ainsi que le terme « la population de Gaza ». Elle souligne que le peuple palestinien est un seul et même peuple dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, et dans la diaspora, et réaffirme que la bande de Gaza fait partie intégrante du territoire occupé de l’État de Palestine. »

L’Autorité palestinienne s’est toutefois montrée prudente dans sa déclaration, réitérant le soutien de Ramallah au plan en 20 points du président américain Donald Trump pour Gaza ainsi qu’à la création du Comité national pour l’administration de Gaza, chargé de diriger la bande de Gaza à la place du Hamas jusqu’à ce que l’Autorité palestinienne ait mené à bien les réformes nécessaires.

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