Le désarmement du Hamas est « hors de question » – responsable du groupe terroriste
La deuxième phase l'accord du président américain Donald Trump prévoit le désarmement du groupe terroriste, l'exil de ses hommes armés et la poursuite du retrait par étapes d'Israël de Gaza
Le désarmement du Hamas, prévu dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza, est « hors de question », a affirmé samedi à l’AFP un responsable du groupe terroriste palestinien.
« La remise des armes proposée est hors de question et n’est pas négociable », a affirmé ce responsable sous couvert d’anonymat.
Israël et le Hamas ont conclu jeudi en Egypte un accord de cessez-le-feu, entré en vigueur vendredi, prévoyant une libération des otages retenus à Gaza dans les 72 heures contre des prisonniers détenus par Israël.
Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 65000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Le bilan de l’offensive terrestre israélienne contre le Hamas à Gaza et des opérations militaires menées le long de la frontière avec la bande de Gaza s’élève à 469 morts. Ce bilan inclut un officier de police tué lors d’une mission de sauvetage d’otages et des civils qui travaillaient comme sous-traitant pour le ministère de la Défense.
Le Hamas est accusé de gonfler le nombre des victimes civiles et d’y inclure les Palestiniens tués par les roquettes tirées par les factions terroristes qui retombent dans la bande. Le Hamas ne fait pas non plus de distinction, dans ce bilan, entre les civils et les terroristes.
L’accord actuellement sur la table est basé sur un plan annoncé fin septembre par Donald Trump pour mettre fin à deux ans de conflit dévastateur.
La deuxième phase de ce plan en 20 points, au coeur de divergences entre Israël et le Hamas, concerne le désarmement du groupe terroriste, l’exil de ses hommes armés et la poursuite du retrait par étapes d’Israël de Gaza.
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