GB: une galeriste démissionne après des infos sur ses parts dans NSO Group
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GB: une galeriste démissionne après des infos sur ses parts dans NSO Group

Yana Peel dénonce des "attaques personnelles délétères" après qu'un journal anglais a annoncé qu'elle est copropriétaire de la firme israélienne d'espionnage controversée

Yana Peel (Capture d'écran YouTube)
Yana Peel (Capture d'écran YouTube)

La directrice de la Serpentine Gallery, un musée d’art londonien, a démissionné mardi, quelques jours après la publication dans le Guardian d’un article affirmant qu’elle serait copropriétaire de NSO Group, spécialiste israélien des logiciels à la réputation sulfureuse.

Basé en Israël, NSO Group est connu pour son logiciel espion Pegasus qui, selon des experts indépendants, a été utilisé par des pays où la situation des droits humains est jugée mauvaise.

Pegasus permet d’accéder aux données d’un smartphone et de prendre le contrôle de la caméra ou du micro, et aurait été utilisé, selon des spécialistes en sécurité informatique, pour pirater l’application de messagerie WhatsApp.

Dans un article publié vendredi, le quotidien britannique The Guardian affirme que Yana Peel, directrice de la Serpentine Gallery, est « copropriétaire » de cette société.

Le logo de l’entreprise israélienne Groupe NSO est affiché sur un bâtiment où ils avaient des bureaux à Herzliya jusqu’en 2016. (AP Photo/Daniella Cheslow)

Le journal évoque également la participation de Novalpina-Capital, une société de capital-investissement basée à Londres et dont le mari de Yana Peel, Stephen Peel, est partenaire, dans le rachat récent de NSO Group.

Le Guardian ne manque pas de souligner la contradiction entre la réputation de NSO Group, accusé d’aider des gouvernements, du Moyen-Orient au Mexique, à épier des militants et des journalistes, et la « personnalité publique » de Yana Peel, une figure du monde de l’art et de la mode à Londres qui s’affiche comme une militante des droits humains.

La Serpentine Gallery a annoncé mardi sa démission de manière lapidaire, dans un communiqué n’évoquant aucune circonstance particulière.

Dans un autre communiqué, publié par le Guardian, l’intéressée explique en revanche avoir pris la décision de démissionner en raison d’une « campagne de lobbying » menée contre « l’investissement récent réalisé par (son) mari », et dénonce des « attaques personnelles délétères ».

« Ces attaques sont basées sur des informations inexactes de médias qui font maintenant l’objet de plaintes légales », ajoute-t-elle.

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