Glastonbury : la police britannique abandonne son enquête sur Kneecap

Le trio de Belfast avait accusé Israël d'être un Etat 'criminel de guerre', réitéré son soutien aux Palestiniens et appelé la foule à répéter des insultes visant Keir Starmer

Naoise Ó Cairealláin (à gauche) et Liam Óg, du trio de hip-hop Kneecap, sur scène lors du festival de Glastonbury, le 28 juin 2025. (Crédit : Scott A Garfitt/Invision/AP)

La police britannique a annoncé vendredi l’abandon de son enquête sur le trio de rap nord-irlandais Kneecap, qui avait fait des déclarations contre Israël fin juin sur la scène du célèbre festival anglais de Glastonbury.

Dans un communiqué, la police de l’Avon et de Somerset (sud-ouest de l’Angleterre) a indiqué qu’après avoir consulté le parquet, elle ne prendrait « aucune mesure », faute d’éléments suffisants pour pouvoir obtenir une condamnation des rappeurs.

A Glastonbury, le trio de Belfast avait accusé Israël d’être un Etat « criminel de guerre » et réitéré son soutien aux Palestiniens, scandant à plusieurs reprises « Free Palestine ! » et appelant la foule à répéter des insultes visant le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Leur présence était particulièrement scrutée après l’inculpation de l’un de ses trois membres, Liam O’Hanna dit Mo Chara, poursuivi pour « infraction terroriste » après avoir arboré un drapeau du Hezbollah pendant un concert à Londres en 2024.

Il doit comparaître le 20 août dans la capitale britannique.

Sur ses réseaux sociaux, Kneecap s’est réjoui de la clôture de l’enquête de la police locale, qu’il a dénoncée comme « un élément d’une tentative d’intimidation politique ».

« Nous avons fait un concert historique à Glastonbury (…) et toute personne qui a vu notre performance sait qu’aucune loi n’a été enfreinte », ont-ils affirmé, au dessus d’une capture d’écran d’un email de la police annonçant la fin de l’enquête.

En revanche, une investigation se poursuit concernant des commentaires faits sur scène lors de la performance de Bob Vylan, duo punk rap britannique, à Glastonbury, a précisé la police locale.

L’un de ses membres avait scandé « Mort, mort aux IDF ! », l’acronyme désignant l’armée israélienne, et demandé à la foule de reprendre en chœur.

Les organisateurs du festival s’étaient dits « consternés », et la BBC, qui retransmettait la performance, a depuis annoncé qu’elle ne diffuserait plus de concerts « à haut risque » en direct ou en streaming.

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