Glucksmann plaide pour l’inégibilité des personnes condamnées pour racisme

Le candidat social-démocrate a déploré que la France soit 'dans un climat extrêmement dangereux' de 'détestation les uns des autres'

Le co-président du parti de centre-gauche Place Publique (PP), Raphael Glucksmann, s’adressant aux journalistes depuis Jonquière, dans le sud-ouest de la France, le 12 août 2026. (Crédit : Valentine CHAPUIS/AFP)

Raphaël Glucksmann a jugé lundi « très compliqué » d’interdire une idéologie raciste ou de priver de parole médiatique ceux qui tiennent de tels propos mais a estimé que les élus condamnés pour injure raciale devraient être « inéligibles ».

« C’est très compliqué d’interdire une idée aussi abjecte soit-elle ou une idéologie. C’est à peu près la même chose quand on disait : ‘Il faut interdire l’idéologie des Frères musulmans ou interdire l’idéologie salafiste’, » a déclaré le candidat social-démocrate sur BFMTV/RMC.

Après l’attentat raciste à Trappes (Yvelines), le maire de la commune Ali Rabeh (Générations), a proposé de rendre « illégale » la théorie du ‘grand replacement’ selon laquelle il y aurait un complot pour remplacer en Europe une population blanche par une population immigrée.

« Par contre, ce qui est certain, c’est qu’il faut faire en sorte que ceux qui sont condamnés pour injure raciale ou incitation à la haine raciale ou pour antisémitisme ne puissent plus être élus », a estimé M. Glucksmann, interrogé sur le fait de savoir si les médias devaient continuer à inviter Éric Zemmour (Reconquête), condamné pour incitation à la discrimination, à la haine ou à l’injure raciale.

« C’est la République exemplaire qu’on doit créer. Le racisme n’est pas une idée, c’est un délit, donc il faut insister sur cette inéligibilité », a-t-il répété.

Le candidat social-démocrate a déploré que la France soit « dans un climat extrêmement dangereux » de « détestation les uns des autres » avec une « augmentation des discours de haine et des invectives partout, tout le temps ».

Il l’explique par le fait que « nous n’avons plus de projet commun » et que « nous sommes devenus une forme de constellation de groupes qui ne se parlent plus et qui ont peur les uns des autres ».

« On sort de cela par un grand projet républicain », a-t-il plaidé.

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