Israël en guerre - Jour 196

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Le 7 octobre, un spectacle de sauvagerie savamment chorégraphié

Hagari: Le Hamas, profondément fondu dans la population, attaque depuis les zones humanitaires

Dans le Wall Street Journal, le porte-parole de l'armée écrit que l'armée se bat à Gaza "avec le cœur lourd" et "avec la conscience de la perte tragique de vies civiles"

Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, s'adressant à la presse sur la base militaire de la Kirya, à Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, s'adressant à la presse sur la base militaire de la Kirya, à Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas se fond dans la population civile à Gaza et il a délibérément construit ses infrastructures dans les secteurs civils de tout le territoire de l’enclave, selon le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de Tsahal.

Dans un article d’opinion qui a été publiée lundi dans le Wall Street Journal, Hagari a écrit qu’après quatre mois de combats terrestres dans la bande, l’armée a établi que « le Hamas a systématiquement ancré ses infrastructures terroristes à l’intérieur des zones civiles de Gaza – ou en-dessous – dans le cadre de sa stratégie de boucliers humains ». Il a ajouté que le groupe lançait ses attaques depuis les secteurs où réside la population, mais aussi depuis les zones humanitaires destinées à recevoir les résidents fuyant les hostilités.

« Les soldats ont découvert que des tunnels ont été creusés sous la majorité des habitations ou qu’il y a des caches d’armes sous ces dernières, et ils ont aussi découvert que la plus grande partie des écoles, des mosquées, des hôpitaux et des institutions internationales ont été utilisées par le Hamas pour ses opérations militaires », a-t-il noté dans son Opinion.

Le Hamas, qui gouverne Gaza d’une main de fer depuis 16 ans, « a forcé les Gazaouis à rester dans les zones actives de combat en bloquant leurs tentatives de partir, lorsqu’ils cherchent à se mettre à l’abri. Quand les civils parviennent à aller dans des zones plus sûres, là où nous les orientons, le Hamas s’y rend également, transformant ces zones humanitaires en zones de transit d’où les terroristes lancent de nouvelles attaques », a-t-il continué.

Le groupe terroriste donne ainsi pour instruction aux hommes armés de porter des habits civils « et de faire la guerre depuis l’intérieur des hôpitaux ou depuis les souterrains qui sont creusés en-dessous ». Objectif : tirer profit des règles du droit humanitaire et s’attirer la sympathie du public international, deux stratégies qui servent ainsi de « boucliers » pour ses activités militaires.

L’armée, a-t-il poursuivi, mène une guerre complexe dans l’enclave palestinienne avec « le cœur lourd » et « avec la conscience de la perte tragique de vies civiles des deux côtés ».

Vue d’un camp de tentes de fortune pour les Palestiniens déplacés par l’opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, à Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 18 février 2024. (Crédit : Mohammed Dahman/AP)

Les chiffres transmis par le ministère de la Santé de Gaza, qui est placé sous l’autorité du Hamas, font état de la mort de près 30 000 personnes, soit un peu plus de un pour cent de la population civile, depuis le début de la guerre, le 7 octobre.

Le Hamas est accusé de gonfler le nombre des victimes civiles et d’y inclure les Palestiniens tués par les roquettes tirées par les factions terroristes qui retombent dans la bande. Le Hamas ne fait pas non plus de distinction, dans ce bilan, entre les civils et les terroristes.

La guerre a été déclenchée par le massacre sans précédent commis par les terroristes dans le sud d’Israël – les hommes armés avaient tué environ 1200 personnes et enlevé 253 personnes, prises en otage à Gaza.

Israël indique, de son côté, que 12 000 terroristes ont perdu la vie pendant la campagne militaire, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Israël a affirmé de manière répétée que les militaires déploient des efforts significatifs pour réduire le nombre de victimes civiles, notamment par le biais des évacuations des zones de combat et que le Hamas utilise largement la population comme bouclier humain, notamment en installant ses bases d’opérations sous les hôpitaux, en tirant ses roquettes depuis les écoles et depuis les refuges, en construisant des tunnels sous les chambres des enfants, en stockant des armes dans les écoles et dans les mosquées, entre autres, dans le cadre de la guerre en cours.

Les terroristes du Hamas qui ont été capturés ont confirmé que les Gazaouis étaient utilisés comme boucliers humains, expliquant par exemple que le groupe terroriste sait qu’Israël ne prendra pas pour cible les hôpitaux ou les dispensaires.

Des soldats israéliens montrant aux journalistes un tunnel souterrain découvert sous l’hôpital al-Shifa, à Gaza, le 22 novembre 2023. (Crédit : Victor R. Caivano/AP)

Dans son éditorial de lundi, Hagari a mis en évidence le contraste entre la stratégie de boucliers humains du Hamas et l’attaque meurtrière commise par les milliers d’hommes armés de l’organisation sur le sol israélien, le 7 octobre – « un spectacle de sauvagerie et de sadisme savamment chorégraphié » où le Hamas « a assassiné, massacré, violé, brûlé vives des familles entières sans aucune pitié, filmant ses crimes à l’aide de GoPros et de téléphones cellulaires ».

« Les terroristes ont même diffusé en direct leurs atrocités sur les comptes de leurs victimes, sur les réseaux sociaux », a expliqué Hagari, qui a ajouté que cet assaut sans précédent « est devenu, sans doute, l’attaque la mieux documentée et la mieux illustrée de l’Histoire ».

En plus des images filmées par les caméras et par les téléphones cellulaires des terroristes eux-mêmes et en plus des vidéos tournées par les caméras de surveillance qui ont témoigné du meurtre indiscriminé de civils, le 7 octobre, les terroristes, dans certains cas, ont utilisé les pages de leurs victimes, sur les réseaux sociaux, pour diffuser en direct l’horreur et la mort.

Hagari a écrit que « une fois que les combats se sont déplacés dans la bande de Gaza, le Hamas a cessé de massacrer des Israéliens pour se cacher derrière les civils gazaouis ».

Images provenant de la caméra GoPro d’un terroriste du Hamas le 7 octobre 2023. (Crédit : Capture d’écran X ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« Notre guerre est contre le Hamas, elle n’est pas contre la population de Gaza – c’est la raison pour laquelle nous prenons d’importantes mesures pour réduire les atteintes aux civils, ces civils que le Hamas place délibérément entre deux feux. Nous combattons dans cette guerre avec le cœur lourd, conscients de la perte tragique de vies civiles des deux côtés », a poursuivi Hagari qui a répété les objectifs de guerre de l’État juif, qui sont « de démanteler le Hamas et de ramener les otages » et non « de détruire Gaza ou de déplacer la population ».

La stratégie d’Israël, a-t-il affirmé, « reste constante et elle est très claire : elle est de garantir que le 7 octobre ne se reproduira jamais ».

130 otages sont encore détenus à Gaza – 31 d’entre eux seraient morts – après la libération de 105 civils au cours d’une trêve qui a duré une semaine, à la fin du mois de novembre. Quatre otages avaient été relâchées avant cette pause. Trois ont été secourus par les soldats et les corps sans vie de onze captifs ont aussi été rapatriés, notamment ceux des trois Israéliens qui, étant parvenus à échapper à leurs ravisseurs, ont été accidentellement tués par les soldats israéliens. L’armée a bien confirmé la mort de 31 otages qui se trouvent encore dans la bande, citant de nouveaux renseignements et d’autres informations obtenues par les troupes, sur le terrain. Par ailleurs, une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre, et son sort reste inconnu.

Le Hamas détient également les dépouilles de deux soldats tués au combat en 2014, Oron Shaul et Hadar Goldin. Il garderait aussi en détention deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et 2015.

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