Haine en ligne : Bergé annonce une coalition d’associations et un soutien financier

Cette coalition, qui comprend comprend notamment le Crif, la Licra, Sos Homophobie et SOS Racisme, sera en lien direct avec l'ARCOM pour faire retirer plus rapidement les contenus problématiques

La ministre déléguée à l'Égalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, prend la parole lors d'une conférence de relance des Assises de lutte contre l'antisémitisme, à la Maison de la Radio, à Paris, le 13 février 2025. (Photo de STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La ministre en charge de la lutte contre les discriminations Aurore Bergé a annoncé mercredi la mise en place d’une coalition d’une dizaine d’associations qui vont être soutenues financièrement par l’Etat pour faire remonter auprès de l’Arcom les contenus haineux en ligne.

Antisémitisme, racisme, haine anti-musulmans, homophobie, violence à l’encontre des femmes, prostitution… « ces associations vont pouvoir signaler » les contenus haineux de façon « à ce qu’ils soient retirés de manière beaucoup plus rapide », a indiqué la ministre sur France 2. « Elles vont être en lien direct avec l’Arcom, l’autorité de régulation, de manière à ce qu’elles soient prioritaires ».

« Elles sont déjà aidées financièrement, mais elles vont l’être encore plus pour qu’elles puissent recruter des gens qui vont être dédiés à la lutte contre la haine en ligne », a-t-elle ajouté. « L’objectif c’est qu’elles puissent recruter au moins une à deux personnes dédiées sur cet enjeu-là ».

Cette coalition comprend Le Crif, la Fédération des centres LGBTI+, Flag!, la Licra, M’endors pas, le Mouvement du Nid, Osez le féminisme, le Planning familial, Respect Zone, Sos Homophobie, SOS Racisme et Addam, a précisé à l’AFP l’entourage de la ministre.

Saluant ces annonces, l’Arcom prévoit dès septembre de rencontrer ces associations et de « relancer, à l’automne, son Observatoire de la haine en ligne (…) sur les pratiques des plateformes en matière de lutte contre la haine en ligne, a-t-elle fait savoir dans un communiqué.

« C’est un enjeu démocratique majeur, c’est un enjeu de santé publique pour nos enfants, pour nos adolescents », a insisté Aurore Bergé. « Aujourd’hui, on voit bien à quel point les plateformes, les réseaux sociaux ont une influence absolument énorme sur nos vies, sauf que cette influence est placée au service du complotisme, de la désinformation massive, de l’homophobie, du racisme, de l’antisémitisme, de la violence à l’encontre des femmes ».

« Il faut faire cause commune », a-t-elle ajouté, rappelant avoir reçu début juin puis lundi dernier les principales plateformes du numérique (Meta, Snapchat, TikTok, Twitch, Youtube) à ce sujet. « C’est une nécessité de leur rappeler leurs obligations et de leur dire que nous n’allions pas abdiquer et que si elles ne se conformaient pas à leurs obligations, alors ça voulait dire qu’évidemment la France engagerait avec l’Union européenne toutes les sanctions nécessaires ».

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