« Hanouna, casse-toi ! », scandé par des milliers de militants de gauche à Paris

Cyril Hanouna avait déclaré qu'il quitterait le pays si LFI arrivait au pouvoir - ce qui n'est pas le cas, le parti obtenant environ le même nombre de sièges qu'en 2022

Cyril Hanouna. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Des milliers de militants de gauche, soutiens du Nouveau Front populaire controversé, réunis place de la République dimanche soir à Paris, après le résultat des élections législatives, ont scandé « Hanouna, casse-toi ! », selon des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Connu pour son franc-parler et parfois ses dérapages, notamment dans l’émission « Touche pas à mon poste! » sur C8 où il officie habituellement, Cyril Hanouna avait déclaré mi-juin qu’il quitterait le pays si la France insoumise arrivait au pouvoir – ce qui n’est pas le cas, LFI obtenant 74 sièges, soit environ le même nombre de sièges qu’en 2022.

Mais ces manifestants et de nombreux internautes qui s’opposent à l’animateur lui ont tout de même rappelé ces propos. Sur X, le mot « Hanouna » figuraient dimanche soir dans plus de 55 000 publications.

« Tout le monde a perdu ! », a quant à lui réagi Cyril Hanouna à l’issue du second tour des élections législatives, qui a placé le camp de gauche en tête, devant le camp présidentiel et le Rassemblement national, qui partait favori.


« Les élections (c’est) le contraire de l’école des fans. (C’est) pas tout le monde a gagné (c’est tout) le monde a perdu ! », a déclaré sur X l’animateur de la chaîne C8. « Ne stressez pas, ça va être juste très figé. Ça nous promet une rentrée de fou », a-t-il poursuivi.

Fin juin, M. Hanouna avait reçu une mise en demeure de la part de l’Arcom au sujet d’une émission spécialement conçue pour la campagne des législatives qu’il a présentée sur Europe 1, radio dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, comme C8.

Le régulateur de l’audiovisuel a notamment pointé un traitement « largement univoque » de l’actualité électorale avant les législatives, avec une surreprésentation de l’extrême droite.

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