Hezbollah/Attentat contre un avion transportant des Juifs en 1994 : le Panama arrête le responsable présumé au Venezuela

Tous les passagers, pour la plupart membres de la communauté juive de ce pays d'Amérique centrale, avaient été tués, parmi lesquels trois Américains

Illustration : Un avion roule sur la piste alors que d'autres sont assis sur le tarmac de l'aéroport international de Tocumen, le 22 mars 2020, à Panama City, au Panama. (Luis Acosta/AFP)

Les autorités panaméennes ont annoncé dimanche l’arrestation au Venezuela du responsable présumé d’un attentat contre un avion qui avait fait 21 morts au Panama en 1994, pour la plupart juifs, un acte imputé au groupe terroriste islamiste libanais pro-Iran du Hezbollah.

L’avion (vol Alas Chiricanas 901) avait explosé après avoir décollé d’un aéroport de la province de Colon dans la nuit du 19 juillet 1994. Tous les passagers, pour la plupart membres de la communauté juive de ce pays d’Amérique centrale, avaient été tués, parmi lesquels trois Américains. Il s’agit du pire attentat de l’histoire du Panama.

L’antenne d’Interpol à Caracas a confirmé à celle du Panama « l’arrestation du citoyen Ali Zaki Hage Jalil », de nationalité vénézuélienne, a indiqué dans un communiqué la police panaméenne.

« L’arrestation a eu lieu » le 6 novembre « sur l’île Margarita », dans l’Etat vénézuélien de Nueva Espara, a détaillé la police, selon laquelle la procédure d’extradition est en cours.

Le ministère des Affaires étrangères du Panama a par ailleurs indiqué samedi avoir entamé « les démarches diplomatiques et judiciaires » pour « que le suspect soit traduit devant la justice panaméenne ».

Le ministère a également exprimé sa « préoccupation » face à « la présence et la résidence en toute impunité d’un individu dans la République bolivarienne du Venezuela » manifestement « lié à l’attentat terroriste commis contre le vol 901 du 19 juin 1994 ».


En octobre 2024, les Etats-Unis avaient proposé une récompense de cinq millions de dollars pour toute information liée à l’explosion de l’avion, relié par Washington à une possible action d’un commando suicide du Hezbollah.

L’enquête avait été rouverte par la justice panaméenne après la visite du président de l’époque, Juan Carlos Varela, en 2018 en Israël où le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lui avait dit que les renseignements israéliens avaient aussi déterminé que le crash était un « attentat terroriste » vraisemblablement perpétré par le Hezbollah.

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