Inscription anti-Israël à Nanterre : l’UEJF porte plainte

Le président de l’UEJF appelle à une prise de conscience collective face à la banalisation de l'antisémitisme

Des personnes se tiennent derrière un drapeau de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) lors d'un rassemblement place de la Bastille après l'agression du rabbin d'Orléans la veille, alors qu'il marchait avec son fils de neuf ans depuis la synagogue, à Paris, le 23 mars 2025. (Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

« UEJF hors de nos facs. Sioniste = Fasciste » : cette inscription a été découverte à l’université de Nanterre, en région parisienne, ce jeudi 10 avril. Dans un communiqué, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a annoncé avoir porté plainte pour injure et provocation publique à la haine, à la violence et à la discrimination.

Dans ce même communiqué, le président de l’UEJF, Yossef Murciano, dénonce : « Des antisémites rêvent d’une université sans Juifs, où règne une terreur idéologique antijuive. Ces menaces et injures antisémites sont intolérables, a fortiori dans une université. Nous poursuivons notre combat, à Nanterre et ailleurs, contre l’antisémitisme et appelons l’ensemble de la communauté universitaire à dénoncer ces actes odieux. Le combat contre l’antisémitisme est l’affaire de tous. »

En janvier, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait déjà appelé à « une grande fermeté » face à la recrudescence des actes antisémites dans les universités, indiquant qu’une cinquantaine d’entre eux avaient été recensés depuis le 7 octobre 2023.

« Je veux repasser un message de grande fermeté sur le sujet. On ne peut pas avoir ne serait-ce qu’un seul étudiant qui ait peur d’aller en cours parce qu’il pense qu’il va être soumis à des menaces antisémites », avait-il déclaré à l’AFP.

Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 360 signalements ont été enregistrés pour des incidents liés au conflit israélo-palestinien, selon les chiffres du ministère.

« La plupart du temps, ce sont des actions pro-palestiniennes qui peuvent dégénérer en troubles à l’ordre public, mais où le caractère antisémite n’est pas caractérisé. (…) Lorsqu’on a pu identifier des marqueurs antisémites, cela représente environ une cinquantaine de cas », a précisé le ministre.


Il a ajouté qu’il s’agissait « essentiellement de tags », mais aussi « d’une vingtaine d’injures ou de violences. C’est beaucoup trop ».

Et de conclure : « Il faut être extrêmement prudents : cela ne veut pas dire qu’on les voit tous. C’est un enjeu absolument essentiel de les signaler, de les identifier et de les sanctionner. »

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