Iran : exécution de trois hommes en lien avec les manifestations de janvier

Les condamnations à mort de Hassan Divband, Hamid Kazemi et Reza Zanganeh 'ont été mises à exécution ce matin après avoir été confirmées par la Cour suprême'

Illustration. Exécution par pendaison en Iran. (Crédit : Arash Khamooshi/ISNA/AFP)

La justice iranienne a annoncé dimanche l’exécution de trois hommes jugés coupables d’avoir agi pour le compte d’Israël et des États-Unis lors des vastes manifestations anti-régime de janvier.

Les condamnations à mort de Hassan Divband, Hamid Kazemi et Reza Zanganeh « ont été mises à exécution ce matin après avoir été confirmées par la Cour suprême », a indiqué le site d’information officiel du pouvoir judiciaire iranien, Mizan Online.

Selon l’agence, les trois hommes ont été reconnus coupables d’avoir participé à « des activités opérationnelles pour le compte du régime israélien sioniste, des États-Unis et de groupes hostiles » durant les manifestations initialement déclenchées fin décembre 2025 par la hausse du coût de la vie.

Le pouvoir judiciaire les accuse d’avoir alors fabriqué et fait usage de grenades et de cocktails Molotov, transporté et utilisé des armes blanches et des armes à feu, et incendié des infrastructures publiques dans la ville de Karaj, à l’ouest de Téhéran.

D’autres prévenus dans cette affaire ont été condamnés à des peines allant de cinq à dix ans, a précisé Mizan.

Le mouvement de contestation débuté en décembre 2025 s’était rapidement transformé en vastes manifestations anti-régime, qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Des ONG basées à l’étranger ont parlé d’une répression sanglante ayant fait des dizaines de milliers de morts. Le pouvoir iranien a lui recensé plus de 3 000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.

Depuis, les arrestations et les exécutions se multiplient dans le pays, en lien avec le conflit, mais aussi avec les manifestations du début d’année et le conflit contre les États-Unis, déclenché en février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran.

Selon des ONG dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine de mort après la Chine.

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