Iran: exécution d’un homme en lien avec les manifestations de janvier
En 2025, l’Iran a exécuté au moins 1 639 personnes, le nombre le plus élevé depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort
La justice iranienne a annoncé samedi l’exécution d’un homme reconnu notamment coupable d’avoir fait usage d’une arme contre des policiers lors des manifestations de janvier contre le pouvoir.
« Siavash Jamshidi a été condamné à mort pour +moharebeh+ (guerre contre Dieu, en persan) », un des chefs d’accusation les plus graves en Iran, « utilisation d’arme à feu », « complot » et d’atteinte à la sécurité nationale, a indiqué le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online.
Il a « pris part aux troubles » lors des manifestations qui ont culminé les 8 et 9 janvier et « fait usage d’une arme de guerre contre des policiers », a déclaré l’autorité judiciaire, en référence au mouvement de contestation qui avait débuté un mois plus tôt sur des revendications d’ordre économique.
Les autorités iraniennes ont fait état de plus de 3.000 morts lors du mouvement marqué en janvier par des dégradations massives à travers le pays.
Le pouvoir iranien a accusé des « terroristes » à la solde des Etats-Unis et d’Israël d’en être responsables, tandis que des ONG basées à l’étranger assurent que les forces de l’ordre ont tiré sur les manifestants.
Le président américain Donald Trump avait alors menacé d’intervenir militairement en Iran, avant que les Etats-Unis et Israël ne lancent le 28 février une attaque conjointe contre la République islamique, déclenchant la guerre au Moyen-Orient.
Depuis, les arrestations et les exécutions se sont multipliées dans le pays, en lien à la fois avec le conflit et les manifestations survenues au début de l’année.
En 2025, l’Iran a exécuté au moins 1 639 personnes, le nombre le plus élevé depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort.
Selon Amnesty International, l’Iran est le pays qui procède au plus grand nombre d’exécutions après la Chine.