« Israël est notre allié » mais ses frappes « ne respectent pas toujours la proportionnalité », dit le ministre français des Armées

Sébastien Lecornu a affirmé 'qu’Israël a le droit de se défendre. Il faut le redire et ceux et celles qui le contestent ont tort. Israël est un État souverain qui a le droit à sa sécurité'

Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu au lancement d'essai d'un missile Aster 30 B1NT au Poste de Contrôle et de Conduite des Tirs de la Direction Générale de l'Armement (DGA), à Biscarosse, dans le sud-ouest de la France, le 8 octobre 2024. (Crédit : Christophe Archambault/AFP)

Invité de l’émission « Matin Première » sur la RTBF le 18 octobre, Sébastien Lecornu, ministre français des Armées et des Ancien combattants, est venu présenter son livre Vers la guerre ? La place de la France sur l’échiquier géopolitique mondial.

Alors qu’il était interrogé sur la situation au Proche-Orient, le ministre a expliqué : « Israël est notre allié. Israël a le droit de se défendre. Il faut le redire et ceux et celles qui le contestent ont tort. Israël est un État souverain qui a le droit à sa sécurité. »

Alors qu’il lui était demandé si Jérusalem respecte le droit international, il a répondu : « Vous voyez bien que les frappes menées par Tsahal, y compris à Gaza, ne respectent pas toujours la proportionnalité et la nécessité de protéger les populations civiles. »

Il a dit regretter cela alors que, selon lui, soutenir Israël est, pour lui, une manière de lutter contre des ennemis tels que l’Iran, la Russie et la Corée du Nord.

« L’agenda de Téhéran rejoint celui de Moscou qui lui-même peut rejoindre celui de Pyongyang. Et on le voit bien, nous, Européens, Belges comme Français, sommes dans un moment où il y a des compétiteurs. Il y a des stratégies de déstabilisation et d’insécurisation du monde qui sont inédites depuis la fin de la guerre froide », a expliqué le ministre.

Il estime que la France n’est « pas en guerre mais nous ne sommes plus en paix », raison pour laquelle il faut « décourager la guerre ».

« Il ne faut pas être tétanisé, il faut surtout bouger. La nécessité, c’est de se réarmer, d’être prêt, non pas tant pour aller à la guerre mais pour la prévenir. Pour dissuader, décourager toute forme de compétiteur sur les menaces directes mais aussi indirectes », a-t-il expliqué.

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