Israël frappe le Hezbollah et avertit le Liban qu’il lui incombe de maîtriser le groupe terroriste

Les frappes aériennes interviennent alors que le Hezbollah menace de déclencher une guerre civile si le Liban tente de le désarmer

De la fumée s'élevant du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé la périphérie du village de Kfar Tibnit, dans le district de Nabatieh, sur une photo prise depuis le village de Marjayoun, dans le sud du Liban le 15 août 2025. (Crédit : Rabih Daher/AFP)

Des avions de combat de l’armée de l’air israélienne ont frappé vendredi une installation du Hezbollah et un tunnel appartenant au groupe terroriste chiite libanais près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, a déclaré l’armée israélienne, le ministre de la Défense, Israel Katz, avertissant Beyrouth qu’il lui incombait de maîtriser le groupe terroriste.

Tsahal a déclaré avoir identifié une activité militaire du Hezbollah sur le site et que l’existence de cette installation constituait une violation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban.

À la suite de ces frappes, Katz a déclaré qu’Israël continuerait à frapper toutes les violations du Hezbollah.

« Nous ne dérogerons pas à notre politique d’application maximale et ne permettrons pas que des menaces pèsent sur les habitants du nord et tous les citoyens d’Israël », a-t-il assuré.

Dans un message adressé au nouveau président libanais Joseph Aoun, Katz a déclaré qu’Israël considérait Beyrouth comme « directement responsable du respect de la souveraineté du Liban et de l’accord de cessez-le-feu ».

Le gouvernement libanais s’efforce de désarmer le Hezbollah, mais il a parfois été critiqué pour son manque d’efficacité. Les détracteurs de la politique israélienne affirment toutefois que mener des frappes aussi régulières sans permettre au gouvernement libanais de démanteler le groupe terroriste chiite libanais par ses propres moyens risque de compromettre le tout premier gouvernement à avoir exprimé une volonté sincère de régler cette question.

Ces frappes ont eu lieu quelques heures après que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a promis de lutter contre les plans du gouvernement visant à désarmer son groupe terroriste, le Premier ministre libanais Nawaf Salam l’accusant de proférer des menaces « inacceptables » de déclencher une guerre civile.

read more: