Israël restitue à la Grèce 22 antiquités
Les deux pays saluent le renforcement de leur coopération après la remise d’objets anciens qui auraient été acquis illégalement
Israël a restitué mardi à la Grèce vingt-deux œuvres antiques « illégalement soustraites » datant principalement du VIᵉ et du Vᵉ siècle avant notre ère, a indiqué la ministre de la Culture Lina Mendoni, alors que les deux pays ont récemment scellé une « relation stratégique ».
« C’est la première fois qu’Israël restitue des antiquités à la Grèce, ce qui marque le point de départ d’une coopération plus étroite entre les deux pays pour la protection du patrimoine culturel » et la lutte contre le trafic d’antiquités, s’est félicitée Lina Mendoni dans un communiqué saluant une restitution « d’une importance singulière ».
Ces vingt-deux antiquités « qui avaient été illégalement soustraites à notre pays » ont été remises à la ministre par l’ambassadrice d’Israël en Grèce, Pninat Yanay.
La cérémonie s’est déroulée dans le musée archéologique d’Athènes, en présence d’Amir Ganor, directeur de l’Unité de prévention du trafic illicite de l’Autorité des antiquités d’Israël.
Ces antiquités, dont des vases d’origine attique et corinthienne, ainsi qu’une statuette en bronze représentant une figure féminine, avaient été localisées et saisies par l’Unité de prévention du trafic illicite de l’Autorité des antiquités d’Israël.
La Grèce a renforcé sa coopération avec Israël ces dernières années, surtout en matière de défense et de sécurité.
L’achat récent par la Grèce à Israël d’un vaste système de défense aérienne de trois milliards d’euros a scellé leur « relation stratégique », selon Athènes, qui tente parallèlement de maintenir de bonnes relations avec les autres pays du Moyen-Orient.
La Grèce demande depuis des décennies le retour des frises du Parthénon, exposées au British Museum à Londres, sur le rocher de l’Acropole.
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, dont le pays assumera la présidence tournante de l’Union européenne (UE) au second semestre 2027, a récemment indiqué qu’il allait « intensifier » la revendication d’Athènes auprès du gouvernement britannique et du British Museum.
La question du retour des marbres du Parthénon fera « partie » de tout débat sur un rapprochement entre la Grande-Bretagne et l’UE, a-t-il déclaré la semaine dernière.