Israël sur le point d’autoriser Uber et Lyft

Un comité ministériel a approuvé le projet de loi sur le transport privé en Israël, de manière à doper l'offre de transport et faire baisser les tarifs des taxis

Illustration : Un homme tenant un smartphone où figure l'application du service de covoiturage Uber, à Londres, le 17 mars 2021. (Crédit : Tolga Akmen/AFP)

Dimanche, la commission des Lois a validé le projet de loi destiné à permettre aux services de transport privé tels qu’Uber et Lyft d’opérer en Israël, afin de faire baisser le prix des courses en taxi.

Le projet de loi, présenté par Eitan Ginzburg, député du parti Kakhol lavan-HaMahane HaMamlahti, et Moshe Pastal, député du Likud, permettra à des sociétés de services de transport privé comme Uber ou Lyft d’offrir leurs services en Israël via des applications téléphoniques de mise en relation de chauffeurs privés avec leurs passagers.

Le projet de loi sera soumis à la Knesset en première lecture la semaine prochaine, avant les lectures suivantes, requises pour lui donner le statut de loi.

Si elle venait à être adoptée, cette loi aurait des conséquences importantes pour les taxis, qui depuis des années, parvenaient à faire barrage pour empêcher Uber et d’autres services de transport privé de s’implanter en Israël.

Ces derniers mois, la ministre des Transports Miri Regev a œuvré pour permettre à Uber d’entrer sur le marché israélien début 2026. Le géant du transport privé propose par ailleurs des services comme la livraison de nourriture, le fret ou d’autres options de mobilité à la demande.

Le ministère des Transports a indiqué que le projet de loi avait vocation à réglementer les services de transport en voiture en Israël, à commencer par la sécurité des passagers, le contrôle des conducteurs, les questions d’assurance et de contrôle de l’état des véhicules. Le projet de loi propose par ailleurs une aide au mécanisme de compensation pour les chauffeurs de taxi, farouchement opposés à l’arrivée de concurrents.

Le ministère a promis que cette mesure augmenterait notablement l’offre de transport dans et autour des villes, ainsi que dans la périphérie, améliorerait la disponibilité des services aux heures de pointe et le week-end et ferait baisser le prix payé par le grand public.

Taxis en attente à l’aéroport international Ben Gurion. 21 juillet 2025 (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

« L’idée est de faire entrer Israël dans l’ère des transports intelligents, accessibles et abordables », résume Regev. « L’approbation de ce projet de loi est une étape vers le démantèlement des anciens monopoles, pour lutter contre les embouteillages, créer des milliers d’emplois et ouvrir le marché à une vraie concurrence de nature à faire baisser le coût de la vie. »

Présent dans près de 15 000 villes un peu partout dans le monde, Uber avait été autorisé à ouvrir en Israël en 2014, mais seulement pour les chauffeurs de taxi agréés. Ce qui lui a valu de se faire damer le pion par les services de taxi israéliens comme Gett ou Yango, et de fermer ses portes en 2023, vaincue par de fortes résistances des chauffeurs de taxi qui l’accusent de les fragiliser.

Zev Stub a contribué à cet article.

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