Italie : Deux hommes arrêtés après une agression antisémite à Rome
Dans le même temps, une chercheuse a été exclue d'un colloque à l’université de Bari en raison de ses liens avec Israël
Deux hommes de 36 et 46 ans ont été arrêtés à Rome, soupçonnés d’avoir agressé un chercheur juif dans une attaque antisémite survenue plus tôt cette année, a rapporté, le 30 octobre 2026, le média juif américain The Algemeiner.
Benedetto Ligorio, chercheur à l’université de Rome La Sapienza, spécialisé dans l’histoire des communautés juives européennes, avait été pris à partie après avoir quitté la synagogue Beth-El, dans le quartier de Nomentano. Les assaillants auraient proféré des insultes antisémites, frappé la victime au visage et tenté de lui voler son téléphone alors qu’il appelait les secours.
Identifiés grâce à des images de vidéosurveillance, les deux suspects sont maintenant poursuivis pour tentative de vol aggravée par un mobile racial. L’un a été incarcéré, l’autre assigné à résidence.
Selon la fondation italienne CDEC, 963 incidents antisémites ont été officiellement recensés en Italie en 2025, un record, contre 877 en 2024 et 241 en 2022.
Une scientifique exclue d’une conférence à Bari pour ses liens avec Israël
Le 28 octobre, dans une autre affaire, toujours en Italie, le Jerusalem News Syndicate a lui rapporté via une tribune que Francesca Levi-Schaffer, immunologue italienne et professeure émérite à l’université hébraïque de Jérusalem, s’était vu retirer une invitation à une conférence sur l’asthme organisée à Bari en raison de ses liens avec Israël.
La chercheuse, spécialiste des mécanismes inflammatoires impliqués dans l’asthme, avait été invitée à présenter ses travaux avant que l’université de Bari ne lui retire son invitation au nom de sa politique concernant les collaborations académiques avec des institutions israéliennes.
Angelo Leone, professeur à l’université de Palerme et professeur invité à Jérusalem, qui signe la tribune publiée par le Jerusalem News Syndicate, a dénoncé une décision qui sanctionne, selon lui, une scientifique pour son affiliation institutionnelle plutôt que pour la qualité de ses recherches.
Le professeur souligne que Mme Levi-Schaffer a été accueillie à Palerme début octobre, où elle a donné une conférence magistrale et participé à un colloque consacré à l’asthme.
Il appelle ainsi l’université de Bari à reconsidérer sa position et défend la liberté des échanges scientifiques, estimant que l’exclusion de chercheurs en raison de leurs liens avec Israël porte atteinte à la coopération universitaire et à la recherche médicale.
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