« Je ne veux pas réciter le kaddish pour mon fils » : les deux réservistes tués au Liban inhumés

Plusieurs centaines de personnes ont assisté aux funérailles du sergent-major (Rés.) Tamir Vaknin à Eilat et du major (Rés.) Harel Birenstock à Jérusalem

La famille du sergent-major (Rés.) Tamir Vaknin lors de ses funérailles au cimetière militaire d'Eilat, le 6 août 2026. (Capture d'écran/Chaîne N12)

Deux soldats réservistes israéliens ont été tués et quatre autres ont été grièvement blessés mercredi dans le sud du Liban où Israël affronte le groupe terroriste chiite du Hezbollah, créé et soutenu par l’Iran, a annoncé jeudi matin l’armée israélienne.

L’armée les a identifiés comme étant le major Harel Birenstock, 34 ans, commandant de compagnie au sein du 2855ᵉ bataillon de la 55ᵉ brigade, et l’adjudant-chef Tamir Vaknin, 33 ans, major dans le même bataillon.

Les deux soldats sont les premiers morts israéliens dans le sud du Liban depuis le 28 juin.

Vaknin laisse derrière lui ses parents et ses deux frères. La chaîne N12 le décrit comme un informaticien talentueux qui avait choisi de ne pas poursuivre de carrière aux États-Unis afin de rester près de sa famille.

Son frère a confié à la chaîne N12 qu’il avait effectué de très nombreuses missions dans la réserve ces dernières années.

« Je ne veux pas réciter le kaddish pour mon fils », a déclaré son père, Shimon, en larmes après avoir récité la prière funéraire.

« Tout le monde t’aimait », a-t-il dit dans son éloge funèbre, selon les médias israéliens. « Je t’avais dit de ne pas être le premier ni le dernier. Tu riais et disais que ça ne marchait pas comme ça. Tu ne m’as rien dit quand tu es parti au Liban, tu ne voulais pas m’inquiéter. »

Il a poursuivi : « Comment se fait-il que j’enterre mon fils au lieu de marcher à ses côtés lors de son mariage ? »

« Une douleur qui déchire l’âme » : des centaines de personnes assistent aux funérailles du major (Rés.) Harel Birenstock

Plusieurs centaines de personnes ont assisté aux funérailles du major (Rés.) Harel Birenstock, âgé de 34 ans, commandant de compagnie de l’armée israélienne.

Famille et amis pleurent le major (réserviste) Harel Birenstock, 34 ans, tué au combat au Sud-Liban, lors de ses funérailles au mont Herzl à Jérusalem, le 6 août 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

« Mon fils aîné. Mon merveilleux garçon. Je n’arrive pas à croire que ce soit arrivé. Je ne m’y ferai jamais », a déclaré Yonat, la mère de Birenstock. « Tu as fait de moi une mère, puis une grand-mère. Tu as fondé la plus belle famille qui soit. »

Contrairement aux missions de combat précédentes, cette fois-ci, elle ne s’était pas particulièrement inquiétée pour la sécurité de son fils, a-t-elle expliqué. « Cette fois, je me suis interdit de m’inquiéter. Et la mort est venue sans même que je m’en aperçoive », a-t-elle ajouté. « Nous découvrons maintenant ce qu’est vraiment la douleur… Mon Dieu, tiens-nous la main et apprends-nous à vivre avec cette douleur qui déchire l’âme. »

Son père, Shmuel, décrit Harel comme « plein de joie, plein d’espièglerie, mais aussi extrêmement sérieux… Je tiens à te remercier pour toutes ces années où j’ai eu la chance de t’avoir à mes côtés. Tu nous as rendus plus heureux que nous n’aurions jamais pu l’imaginer, en tant que parents. Cette épreuve est un terrible test de foi pour moi. J’ai l’impression qu’un couteau me transperce le cœur. »

« La dernière fois que je t’ai conduit quelque part, c’était vers la houppa, à ton mariage. Regarde maintenant où nous t’emmenons. »

Les parents du major (réserve) Harel Birenstock, âgé de 34 ans, tombé au combat dans le sud du Liban, pleurent sa disparition lors de ses funérailles au mont Herzl, à Jérusalem, le 6 août 2026. (Yonatan Sindel/FLASH90)

Elia, l’épouse de Birenstock, a également pris la parole : « Mon Harel, lorsque tu es parti le jour de Simchat Torah [le 7 octobre 2023], en emportant seulement quelques sous-vêtements, tu m’as serrée dans tes bras et tu m’as dit : ‘Sois forte.’ Depuis lors, j’ai essayé d’assumer ce rôle : être forte pour les enfants, être l’épouse du commandant. Mais cette fois, je ne peux plus être forte. Je n’ai plus aucune force. »

Famille et amis pleurent le major (réserviste) Harel Birenstock, 34 ans, tué au combat au Sud-Liban, lors de ses funérailles au mont Herzl à Jérusalem, le 6 août 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
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