Jérusalem : La police empêche des extrémistes d’entrer dans le quartier musulman de la Vieille Ville
La police affirme que la marche a été arrêtée parce que des manifestants avaient violé les termes de l'accord avec la police interdisant les pancartes et les chants incendiaires
Une marche d’extrême droite organisée par des militants kahanistes et des ultranationalistes juifs a été stoppée net par un important dispositif policier, des canons à eau et des policiers à cheval.
La police avait approuvé la marche, qui était censée traverser le quartier musulman.
La police affirme que la marche a été arrêtée parce que des manifestants avaient violé les termes de l’accord avec la police interdisant les pancartes et les chants incendiaires.
Au début de la marche, des pancartes indiquaient : « Nous exigeons vengeance », « Une balle dans la tête de chaque terroriste », « La coexistence avec l’ennemi est impossible » et « Un D9 [bulldozer] sur le mont du Temple est la vraie victoire », ce qui implique que la mosquée Al-Aqsa et le sanctuaire du Dôme du Rocher devraient être démolis.
La police a confisqué de nombreuses affiches et arrêté un manifestant avant de bloquer le chemin de la manifestation vers le nord de la Vieille Ville de Jérusalem et vers la porte de Damas, par où les manifestants devaient entrer.
Baruch Marzel, personnalité politique ultranationaliste de longue date, a rejeté les affirmations selon lesquelles la marche aurait pu déclencher des violences et des troubles intercommunautaires, affirmant que les atrocités du 7 octobre « ont eu lieu pendant la période la plus calme en Israël » depuis de nombreuses années dans le conflit israélo-palestinien.
Marzel a également critiqué la police pour avoir stoppé la marche, affirmant : « Il y a une démocratie en Israël pour la gauche, pas pour la droite. »