« Jusqu’à la victoire » : l’ex-otage Edan Alexander va réintégrer Tsahal
'Mon histoire ne s'arrête pas à ma seule survie. Elle se poursuit avec mon engagement', déclare le jeune américano-israélien
Edan Alexander, un soldat américano-israélien relâché en mai après 584 jours de captivité aux mains du Hamas, a fait part jeudi de son intention de réintégrer l’armée israélienne dès le mois prochain.
« J’ai été retenu prisonnier pendant 584 jours. Les jours les plus difficiles de ma vie. Des jours de lutte, de souffrance et de séparation d’avec ma famille. Mais ce soir, je suis là en homme libre », a indiqué Alexander lors d’un événement organisé par l’organisation Friends of the IDF aux États-Unis.
« Le mois prochain, si Dieu le veut, je retournerai en Israël. J’enfilerai à nouveau l’uniforme de Tsahal, et je servirai aux côtés de mes frères, avec fierté », a ajouté Alexander, des propos repris dans un extrait du discours publié par l’organisation qui rencontre actuellement quelques difficultés.
« Mon histoire ne s’arrête pas à ma seule survie. Elle se poursuit avec mon engagement au service des autres », a-t-il affirmé.
Puis, s’exprimant en hébreu, Alexander a déclaré « Jusqu’à la victoire », avant de frapper deux fois avec fermeté le podium de sa main.
Rentré dans le New Jersey en juin après que Washington a contribué à obtenir sa libération, l’ancien otage a ensuite rencontré le président américain Donald Trump à la Maison Blanche.
Selon des commentaires publiés par le Forum des familles des otages et des disparus, à l’issue de son entretien de 30 minutes avec Donald Trump, Alexander a dit avoir exhorté le président à faire tout son possible pour obtenir la libération des otages restants, et lui avoir exprimé sa crainte que la poursuite des combats à Gaza ne mette en danger ceux qui sont toujours en captivité.
Alexander, 21 ans, est arrivé des États-Unis en Israël pour servir comme soldat dans la brigade d’infanterie Golani.
Il a été enlevé dans un poste militaire à proximité de Nirim le 7 octobre 2023, lorsque des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont envahi le sud d’Israël, tuant quelque 1 200 personnes et prenant 251 otages, déclenchant ainsi la guerre à Gaza.
Au moment où il a été relâché, Alexander était le dernier citoyen américain vivant retenu par le Hamas. Sa libération a largement été vue comme un geste de bonne volonté du Hamas envers Trump, avec une implication minimale d’Israël. À la libération de son fils, en mai, Yael Alexander a remercié Trump et son envoyé Steve Witkoff, mais pas le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Avec son retour au service, Alexander sera le troisième ex-otage à réintégrer les rangs de Tsahal.
En mai, le père de l’ancienne otage Liri Albag a annoncé que sa fille repartait en service.
Ori Megidish, soldate israélienne et première otage à être secourue dans la bande de Gaza 23 jours après son enlèvement lors de l’attaque du 7 octobre 2023, a également repris sa place parmi les militaires.
Les autres soldates chargées de la surveillance, enlevées ce jour-là puis libérées, ont quitté les rangs de l’armée, leur période de conscription ayant expiré.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, ainsi que les dépouilles d’au moins 26 personnes dont le décès a été confirmée par l’armée israélienne. Vingt otages seraient encore en vie et le sort de deux autres suscite de vives inquiétudes, ont déclaré des responsables israéliens. Parmi les corps détenus par le Hamas figure celui d’un soldat de l’armée israélienne assassiné à Gaza en 2014.
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