Kamala Harris ne réduira ni ne conditionnera l’aide américaine à Israël, selon l’une de ses proches

Mais selon l'ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, Tom Nides, elle pourrait se montrer parfois sévère à l'égard d'Israël

Jason Isaacson de l'AJC, Rep. Brad Schneider, Halie Soifer de la JDCA et l'ancien ambassadeur américain en Israël Tom Nides s'exprimant sur un panel de l'AJC en marge de la Convention nationale démocrate, à Chicago, le 20 août 2024. (Crédit : Autorisation)

Un gouvernement dirigé par Kamala Harris ne réduira ni ne conditionnera l’aide américaine à Israël en matière de sécurité, a déclaré mardi son ancienne assistante lors d’un panel en marge de la Convention nationale démocrate (DNC).

La PDG du Jewish Democratic Council of America (JDCA), Halie Soifer, qui a été conseillère à la Sécurité nationale de Harris au Sénat, a souligné que l’administration Biden-Harris avait approuvé davantage d’aide à Israël au cours des six derniers mois – 15 milliards de dollars – que n’importe quelle autre administration à ce jour.

Intervenant également lors du panel organisé par l’American Jewish Committee (AJC), le représentant Brad Schneider a déclaré avoir parlé la veille avec le nouveau responsable de la sensibilisation des Juifs de la campagne de Harris, Ilan Goldenberg, qui lui a assuré que la candidate du Parti démocrate à la présidence s’opposerait à un retour à l’accord sur le nucléaire iranien.

L’ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, Tom Nides, a indiqué qu’il s’attendait à ce que Harris se montre parfois sévère à l’égard d’Israël.

Il a également plaisanté sur le fait qu’il n’aimerait pas partir en vacances avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu parce qu’il est parfois difficile de traiter avec lui, mais il a souligné que le Premier ministre ferait jeu égal avec Harris, qui n’est pas moins « dure ».

Nides a admis ressentir de l’angoisse face à la montée de l’antisémitisme, ce qu’il n’avait jamais ressenti dans son enfance en tant que Juif qui a grandi à Duluth, dans le Minnesota.

Il a fait valoir que le second gentilhomme Douglas Emhoff ne sillonnerait pas les États-Unis et le monde pour sensibiliser aux dangers de l’antisémitisme si son épouse ne l’encourageait pas à le faire.

Schneider a déclaré que nombre de ceux qui réclament un embargo sur les armes à destination d’Israël cherchaient en réalité à éliminer l’État juif et à « exclure le peuple juif du corps politique américain ».

« Ils sont minoritaires et il faut les rappeler à l’ordre », a-t-il déclaré sous les applaudissements des quelque 200 membres de l’auditoire.

read more: