La CCE entérine les résultats, Sohlberg défend le choix des électeurs
Le président de la commission électorale met en garde contre toute tentative de remettre en cause le verdict des urnes, alors que l'assemblée plénière valide officiellement les résultats du scrutin
Le président de la commission centrale électorale (CCE), Noam Sohlberg, et juge à la Cour suprême, a déclaré mercredi que les allégations d’ingérence électorale faisaient l’objet d’une enquête, mais qu’elles ne restaient que des soupçons qui, même s’ils étaient confirmés, n’auraient qu’un impact limité et ne sauraient justifier un report de la publication des résultats.
Ces commentaires interviennent alors que la commission plénière a approuvé les résultats des élections de la semaine dernière lors d’un vote largement symbolique. Plus tôt dans la journée, les résultats avaient été ratifiés par le présidium de la CCE, qui jouit d’une plus grande influence.
Le vote, qui a recueilli 15 voix pour, 2 contre et 14 abstentions, a fait suite à une tentative du Likud visant à retarder la validation en raison d’allégations de fraude électorale. Sohlberg avait rejeté cette demande, indiquant par écrit que la CCE n’avait pas le pouvoir de retarder la certification sur la base d’informations relatives à des enquêtes ou à des préoccupations des forces de l’ordre.
S’adressant à la CCE avant le vote, Sohlberg a réaffirmé que celle-ci n’avait pas le pouvoir de rejeter les résultats ni d’entraver « la passation pacifique du pouvoir ».
« Ce sont les électeurs, par leurs bulletins de vote, qui déterminent les résultats électoraux. Ni le président de la commission, ni l’assemblée plénière de celle-ci ne peuvent rejeter la décision des électeurs », a-t-il déclaré.
« L’idée selon laquelle la commission, au sein de laquelle la coalition sortante détient une majorité structurelle, pourrait rejeter les résultats électoraux est indéfendable – elle contredit les principes démocratiques fondamentaux », a poursuivi le juge, ajoutant : « La passation de ne saurait dépendre des souhaits ou du consentement des représentants de la majorité au sein de la Knesset sortante. Une telle approche est non seulement contraire à la loi, mais elle va également à l’encontre de l’essence même de notre existence commune en tant que citoyens d’un État démocratique. »
Il a indiqué que les allégations d’ingérence électorale faisaient l’objet d’une enquête, mais qu’elles ne pouvaient justifier le report ou le rejet des résultats.
« À ce stade, il ne s’agit que de soupçons », a affirmé Sohlberg.
« Même si elles se confirmaient, leur impact potentiel est limité et, en vertu de la loi, elles doivent être soulevées non pas ici, mais dans le cadre d’un recours électoral après leur publication. »
Plus tôt dans la journée, la CCE avait indiqué que son examen n’avait révélé aucune irrégularité laissant supposer que le scrutin avait été compromis ou que les résultats avaient été altérés.
Les résultats vont désormais être transmis au président Isaac Herzog, qui devrait entamer des consultations avec les chefs de parti afin de déterminer qui ils soutiennent pour le poste de Premier ministre.