La coalition et l’opposition démentent un éventuel abaissement de l’âge du vote
Une telle mesure profiterait aux partis ultra-orthodoxes, la population haredi étant très jeune ; elle permettrait aussi d'augmenter le nombre de voix favorables à la coalition
Les membres de la coalition et de l’opposition ont réfuté les récentes informations publiées dans les médias israéliens, des informations qui ont laissé entendre que le gouvernement envisageait d’abaisser l’âge du droit de vote en le faisant passer de 18 à 17 ans – une mesure qui permettrait d’augmenter ostensiblement le nombre de voix favorables aux partis de la coalition.
Alors que le Times of Israel lui demandait si cette mesure était sérieusement envisagée, une source de la Knesset a reconnu que, malgré l’existence de constantes « discussions » à ce sujet, il ne s’agissait pas d’une proposition sérieuse. Elle est, de plus, principalement défendue par les partis haredim, qui ne font plus partie de la coalition.
Plusieurs députés de la coalition, du même avis, ont affirmé au Times of Israel que la question n’était pas sérieusement discutée pour le moment.
Les députés de l’opposition ont également affirmé qu’ils n’étaient guère préoccupés par l’éventualité que le gouvernement abaisse l’âge électoral. Ils ont toutefois reconnu que si l’exécutif venait à adopter une telle mesure, en particulier cette année, alors que des élections vont avoir lieu en octobre, alors la contestation serait vive.
La dernière fois que cette idée avait été sérieusement considérée, c’était en juillet. Le député Meir Porush, membre de la faction ultra-orthodoxe Agudat Yisrael du parti Yahadout HaTorah, avait alors proposé un projet de loi visant à abaisser l’âge électoral.
À l’époque, il avait déclaré que cette manoeuvre permettrait d’augmenter le nombre d’électeurs d’environ 120 000 personnes. Une telle mesure devrait profiter aux partis ultra-orthodoxes : la population haredi est en effet très jeune, avec 57 % de personnes âgées de 19 ans, selon un rapport qui a été publié le mois dernier par l’Institut israélien pour la démocratie.
Mais ce projet de loi n’a pas abouti et, en août, Yahadout HaTorah a quitté la coalition en raison de l’échec du gouvernement à faire adopter un projet de loi d’exemption pour les étudiants des yeshivot.
Un porte-parole de Porush a par ailleurs confié au Times of Israel n’avoir « eu aucun contact avec le gouvernement à ce sujet. Personne, au sein du gouvernement, ne leur a parlé d’un tel projet ».
Si Porush « continue à œuvrer pour faire avancer la loi », aucun progrès n’a été enregistré, a-t-il ajouté.
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