La comédienne et écrivaine Rachel Khan au tribunal contre Dieudonné
Ces poursuites judiciaires font suite à une vidéo dans laquelle Dieudonné a insulté Rachel Khan de 'pauvre négresse'
La comédienne et écrivaine française Rachel Khan a annoncé hier sur Twitter le début de son procès contre le polémiste franco-camerounais Dieudonné.
Ces poursuites judiciaires font suite à une vidéo dans laquelle Dieudonné l’insultait de « pauvre négresse ». Elle est accompagnée dans ce procès de l’avocat Richard Malka.
« Lutter contre le racisme et l’antisémitisme, c’est aussi aller devant le tribunal pour que la loi de la République s’applique », a elle écrit sur Twitter.
Née d’un père gambien et d’une mère juive polonaise, Rachel Khan, qui se définit comme « afro-yiddish », a multiplié les métiers : écrivaine, comédienne, conseillère à la culture du président de la région Île-de-France, juriste et athlète de haut niveau durant sa jeunesse.
Dernièrement, elle a publié avec l’illustrateur Xavier Gorce l’ouvrage Une partie de campagne aux Éditions de l’Observatoire. Elle avait sorti le livre Racée l’an dernier. Récemment, elle a aussi joué dans la mini-série « J’ai tué mon mari » et dans la pièce « La Promesse de l’aube » de Romain Gary.
Dieudonné a récemment été condamné en appel en Suisse pour des propos négationnistes sur les chambres à gaz que le polémiste a fait tenir par l’un de ses personnages dans son spectacle à Nyon et à Genève. Il devra ainsi payer 180 jours-amende à 170 francs le jour, soit un total de 28 200 euros, ainsi que les frais d’appel et de défense.
Déjà condamné en France à de nombreuses reprises pour injures raciales ou incitation à la haine, Dieudonné M’Bala M’Bala avait été condamné en juillet 2021 en première instance à Genève dans cette affaire pour « discrimination raciale, diffamation et injure ». Il s’agissait de sa première condamnation en Suisse.
Le polémiste, au casier judiciaire rempli depuis une décennie par ses sorties antisémites, a également été condamné en appel en mai 2021 à trois ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 200 000 euros d’amende pour fraudes fiscales, blanchiment, abus de biens sociaux ou encore organisation frauduleuse de son insolvabilité.
Il a été banni à l’été 2020 des principales plateformes en ligne, comme YouTube, Facebook, TikTok et Instagram, au nom de la lutte contre les contenus à caractère haineux.