La famille de Yemanu Zelka, assassiné par des adolescents, réclame justice

La sœur aînée du pizzaiolo poignardé à mort à Yom HaAtsmaout espère que les coupables - et leurs parents - seront traduits en justice ; jusqu’à présent 8 mineurs ont été arrêtés

La famille de Yemanu Zelka tenant une conférence de presse devant le restaurant où il travaillait et a été assassiné, à Petah Tikva, le 27 avril 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Près d’une semaine après le meurtre de Yemanu Binyamin Zelka, 21 ans, poignardé à mort devant son lieu de travail à Petah Tikva, sa famille s’est adressée aux journalistes sur les lieux du crime, lundi.

« Le jour où tout le pays était censé se réjouir, il est parti travailler et n’est pas rentré à la maison », a déclaré Geteso, le frère aîné de la victime, en référence au meurtre survenu pendant Yom HaAtsmaout.

« Ces criminels savaient qu’ils devaient l’attendre dehors, le frapper… pour le poignarder au bon endroit, le laisser se vider de son sang et s’enfuir », a-t-il poursuivi.

La police a jusqu’à présent arrêté huit mineurs, âgés de 12 à 17 ans, soupçonnés d’être impliqués dans ce meurtre, qui a eu lieu après que Zelka eut demandé à un groupe d’adolescents d’arrêter d’asperger de la mousse en spray dans la pizzeria où il travaillait.

Ils ont quitté le restaurant, attendu dehors jusqu’à ce que Zelka termine son service, puis lui ont tendu une embuscade dès qu’il a quitté l’établissement.

L’attaque a été filmée par une caméra de vidéosurveillance qui a enregistré la bande de jeunes en train de le frapper, de le poignarder, puis de s’enfuir en le laissant se vider de son sang.

Des personnes réunis en mémoire de l’employé Yemanu Binyamin Zelka, qui y a été poignardé à mort devant une succursale de Pizza Hut, à Petah Tikva, le 25 avril 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« C’était vraiment un bon garçon… Vous n’avez pas idée à quel point mon frère aidait notre mère au quotidien », a déclaré son frère aîné, la voix tremblante, ajoutant que Zelka était animateur au sein du mouvement de jeunesse Bnei Akiva et avait servi dans l’armée.

Sa sœur, Yaros, a déclaré à la presse que les jeunes qui avaient poignardé son petit frère étaient « des criminels extrêmement professionnels », ajoutant que « leurs parents ont aussi leur part de responsabilité ».

« C’est quelque chose qui devrait nous amener à nous poser beaucoup de questions. Si Dieu le veut, nous les traduirons en justice – pas seulement les jeunes, mais aussi leurs parents », a-t-elle conclu.

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