La flottille pour Gaza devrait s’arrêter pour faciliter la situation, dit Meloni
La flottille devrait rejoindre dans la nuit la zone interdite par Israël, à environ 150 miles de la côte
La cheffe du gouvernement italien ultraconservateur Giorgia Meloni a estimé que la flottille humanitaire qui se dirige vers Gaza devrait s’arrêter pour permettre un éventuel accord entre les belligérants, qui repose sur « un équilibre fragile ».
« Le plan de paix pour le Moyen-Orient proposé par le président américain Donald Trump offre finalement un espoir d’accord pour mettre fin à la guerre et à la souffrance de la population civile palestinienne et stabiliser la région », a écrit Mme Meloni dans un communiqué.
« Cet espoir repose sur un équilibre fragile que de nombreuses personnes seraient heureuses de faire sauter », a-t-elle estimé.
« Je crains justement que la tentative de la flottille de forcer le blocus naval israélien (de Gaza, ndlr) puisse servir de prétexte », poursuit Mme Meloni, très proche du point de vue idéologique de Donald Trump.
« Pour cette raison aussi je pense que la flottille devrait s’arrêter maintenant et accepter une des diverses propositions avancées pour le transfert, en sécurité, de l’aide », ajoute Mme Meloni.
« Tout autre choix risque de se transformer en prétexte pour empêcher la paix, alimenter le conflit et toucher ainsi surtout cette population de Gaza à laquelle on dit de vouloir porter de l’aide », a conclu la cheffe du gouvernement italien.
Donald Trump a présenté lundi un plan pour mettre fin à ce conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts dans la bande de Gaza devenue en champ de ruines.
Plusieurs flottilles ont rejoint la flottille principale, la Global Sumud Flotilla, partie de Barcelone et dont l’objectif est de briser la blocus naval israélien de la bande de Gaza et livrer de l’aide à la population palestinienne.
La flottille devrait rejoindre dans la nuit la zone interdite par Israël, à environ 150 miles de la côte.
Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 65000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Le bilan de l’offensive terrestre israélienne contre le Hamas à Gaza et des opérations militaires menées le long de la frontière avec la bande de Gaza s’élève à 469 morts. Ce bilan inclut un officier de police tué lors d’une mission de sauvetage d’otages et des civils qui travaillaient comme sous-traitant pour le ministère de la Défense.
comments