La guerre coûtera 9 Mds de NIS par semaine si les restrictions liées à l’état d’urgence persistent

'Nous avons besoin d'une solution capable de répondre à la fois aux besoins de sécurité du front intérieur et à ceux de l'économie,' souligne Ilan Rom

Des Israéliens se réfugient dans un abri public à Tel Aviv alors qu’une sirène retentit pour avertir de l’arrivée de missiles balistiques tirés depuis l’Iran vers Israël, le 1er mars 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Selon le ministère des Finances, le coût de la guerre avec l’Iran pour l’économie israélienne devrait atteindre 9,4 milliards de shekels par semaine, si toutes les restrictions mises en place à l’échelle nationale sont maintenues.

Lundi dernier, à la suite d’une nouvelle évaluation dans le cadre du conflit avec l’Iran, le commandement du front intérieur de l’armée israélienne a décidé de prolonger les restrictions nationales jusqu’à samedi soir. Ces restrictions interdisent tous les rassemblements, les activités éducatives et les déplacements vers les lieux de travail, à l’exception des activités essentielles. Les directives limitent ainsi les déplacements vers le lieu de travail et obligent les employés à télétravailler. Les écoles restent quant à elles fermées.

Le directeur général du ministère des Finances, Ilan Rom, a adressé une lettre au chef du Commandement du front intérieur, le général Shai Klapper, dans laquelle il demande l’assouplissement des restrictions et le passage à une activité limitée, afin de permettre une reprise partielle et progressive de l’activité économique dès demain.

« Personne ne remet en cause la nécessité de maintenir une politique de défense adaptée à la situation sécuritaire. Mais dans le même temps, la mise à l’arrêt généralisée de l’économie entraîne des coûts économiques considérables », a souligné Rom.

« Nous avons besoin d’une solution capable de répondre à la fois aux besoins de sécurité du front intérieur et à ceux de l’économie, après ces deux ans et demi au cours desquels cette dernière a payé un lourd tribut au vu de l’augmentation des besoins en matière de sécurité et des conséquences de la guerre [contre le Hamas]. »

Israël a indiqué qu’il comptait alléger à partir de jeudi à la mi-journée ses restrictions liées à l’état d’urgence instauré depuis le début des bombardements iraniens sur le pays le 28 février, a annoncé mercredi soir l’armée israélienne.

« Les consignes de défense seront mises à jour » et « l’ensemble du pays passera d’un niveau d’activité ‘essentielle’ à un niveau d’activité ‘limitée' » à partir de jeudi 12H00 locales (10H00 GMT), indique un communiqué de l’armée.

Les rassemblements « jusqu’à 50 personnes » sont désormais « autorisés » et les bureaux pourront également fonctionner à proximité d’abris anti-aériens. Les écoles restent néanmoins fermées.

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