La justice américaine enquête sur le recours de l’Iran à Binance pour contourner les sanctions
Selon le Wall Street Journal, on ignore si le Département américain de la Justice enquête sur la plateforme d'échange de cryptomonnaies elle-même ou sur ses utilisateurs
Le Département américain de la Justice (DOJ) a ouvert une enquête sur l’utilisation par l’Iran de la grande plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance pour contourner les sanctions, a rapporté le Wall Street Journal, citant des documents et des personnes proches du dossier.
Selon le Journal, on ignore si le DOJ enquête sur la plateforme Binance elle-même ou sur ses utilisateurs.
Ce n’est pas la première fois que Binance serait impliqué dans le financement du terrorisme. En novembre dernier, d’après le Journal, une somme supérieure à 1,7 milliard de dollars a été signalée comme « transférée par des clients chinois vers des portefeuilles numériques utilisés par l’Iran pour financer ses proxys », notamment le groupe terroriste des Houthis au Yémen. Binance « s’est séparé de l’équipe qui s’était interrogée sur ces flux financiers », a fait savoir le Journal.
En 2023, Changpeng Zhao, fondateur de Binance, a plaidé coupable aux États-Unis pour violation des lois sur le blanchiment d’argent et les sanctions. Le président américain Donald Trump lui a accordé sa grâce l’année dernière.
Selon le WSJ, le ministère américain de la Justice, le Trésor américain et les autorités iraniennes ont refusé de commenter.