La Libye a approuvé un accord maritime avec la Turquie, condamné par la Grèce
Le Parlement de l’est du pays a validé un texte conclu en 2019, auquel Athènes, Le Caire et Nicosie s’opposent en raison de leurs revendications en Méditerranée orientale
Le Parlement de l’est de la Libye a approuvé mardi un accord sur les frontières maritimes avec la Turquie, suscitant une condamnation immédiate de la Grèce, qui y voit une violation du droit international.
Cet accord s’inscrit dans un différend vieux de plusieurs années portant sur des revendications concurrentes en matière de frontières maritimes et de droits d’exploration des ressources énergétiques en Méditerranée orientale.
Il avait initialement été conclu en 2019 par le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, basé à Tripoli, dans l’ouest du pays, mais l’administration rivale de l’est, dirigée par le chef militaire Khalifa Haftar, avait refusé de l’approuver jusque-là.
La Grèce, l’Égypte et Chypre s’opposent depuis longtemps à cet accord, qu’elles considèrent comme une atteinte à leurs propres revendications maritimes.
Dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, Athènes a affirmé que cet accord « demeure illégal, nul et non avenu, contrevient au droit international de la mer et porte atteinte aux droits souverains des États de la région ».
Le ministère turc des Affaires étrangères a salué la décision du Parlement libyen, affirmant que l’accord respectait les droits et les intérêts respectifs des deux pays, conformément au droit international et aux principes d’équité.