La mannequin Leen Peer suspectée de meurtre
Peer est soupçonnée, avec 3 autres personnes, d'avoir poignardé Shalom Nissim, qui a ensuite fait une chute mortelle depuis le balcon de l'appartement de la mannequin après une dispute sur fond de drogue
L’embargo de communication sur l’identité de la mannequin israélienne arrêtée en octobre dernier et soupçonnée d’homicide a été levé ce dimanche, révélant qu’il s’agissait de Leen Peer.
Le mois dernier, elle a été interpelée, en compagnie de trois autres suspects, pour la mort de Shalom Nissim à Petah Tikva.
Celle qui nie avoir tué Nissim a renvoyé son avocat et s’est présentée au tribunal aux côtés de l’avocate commise d’office Anat Yaari, qui a déclaré dans un communiqué que sa cliente était « une jeune femme normale, sans antécédents criminels, prise au piège d’une querelle entre criminels. Elle a donné sa version des événements et nie les accusations portées à son encontre. »
Les autres suspects sont David Kricheli, Maor Elisha et Bar Outmezgine. Les quatres prévenus sont soupçonnés de meurtre prémédité et de complot en vue de commettre un crime.
Selon les médias israéliens, Peer aurait déjà été impliquée dans des violences, et notamment dans une affaire de coups de couteau portés sur son ex-petit ami il y a de cela cinq mois. Elle aurait également tenté de poignarder une femme avec laquelle elle avait eu des relations intimes il y a de cela une dizaine d’années, a rapporté la radio publique Kan.
Peer fait par ailleurs partie des dizaines de plaignantes ayant porté plainte contre l’agent de mannequins Shai Avital, reconnu coupable d’agression sexuelle cette année après avoir été extradé des Pays-Bas, en 2022.
Selon les procureurs, Nissim se serait rendu à l’appartement de Peer, à Petah Tikvah, le 15 octobre dernier – manifestement à l’invitation de cette dernière – et c’est là qu’une dispute aurait éclaté.
Selon les médias israéliens, les suspects auraient consommé des drogues dures, notamment de l’héroïne, avant l’arrivée de la victime.
Les suspects auraient agressé Nissim avec du gaz au poivre et ils l’auraient poignardé avant qu’il ne tombe du balcon de l’appartement. Il aurait atterri sur une clôture, ce qui lui aurait brisé la nuque et l’aurait tué sur le coup, ont estimé les procureurs.
La police a un temps pensé que Nissim s’était suicidé, ce que les résultats de l’autopsie ont infirmé, ouvrant la voie à une enquête de police. Les suspects, qui auraient tenté de se cacher en Israël, ont été arrêtés trois jours plus tard.
Lors des interrogatoires, certains d’entre eux ont refusé de parler et d’autres ont nié toute implication, a rapporté la chaîne N12, citant des sources anonymes laissant entendre que Peer aurait changé de version des faits à six reprises.
Dans le cadre de son enquête, la police s’est rendue avec Peer au cimetière où Nissim est inhumé afin de la pousser à dire tout ce qu’elle savait, selon N12.
Peer aurait demandé ce qu’elle obtiendrait en échange de sa pleine et entière coopération, mais n’aurait reçu aucune assurance de la part des officiers, toujours selon la chaîne N12.
La police n’a pas encore statué en faveur de l’utilisation de Peer comme témoin à charge en raison de ses versions changeantes, a ajouté N12.
Selon Kan, la police aurait récemment confronté Peer et Outmezgine : à cette occasion, elle l’aurait accusé d’avoir poignardé Nissim, ce à quoi l’intéressé aurait répondu qu’elle « mentait ».
Nissim est le fils d’Asher Nissim, condamné en 2001 pour le meurtre de sa femme et qui purge depuis une peine à perpétuité, a précisé le média Ynet.
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