La Nouvelle-Zélande décline l’invitation à rejoindre le Conseil de paix de Trump

Wellington estime que l’initiative, créée autour du cessez-le-feu à Gaza, manque encore de clarté et qu’elle n’apporterait pas de valeur ajoutée à ce stade

Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon s'adressant aux médias, au siège du gouvernement, à Wellington, le 13 juin 2024. (Crédit : Marty Melville/AFP)

La Nouvelle-Zélande a décidé de décliner l’invitation du président américain Donald Trump à rejoindre son Conseil de paix, a indiqué jeudi le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon.

Trump a officiellement inauguré son Conseil de paix la semaine dernière. Initialement conçu pour consolider le fragile cessez-le-feu à Gaza, cet organe est appelé, selon lui, à jouer un rôle plus large impliquant d’autres puissances mondiales.

Dans un communiqué transmis par courriel, Luxon a précisé que la décision avait été prise de ne pas rejoindre le Conseil de paix « sous sa forme actuelle ».

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a écrit sur X qu’un certain nombre d’États, en particulier dans la région, s’étaient engagés à contribuer aux travaux du Conseil concernant Gaza, et que « la Nouvelle-Zélande n’apporterait pas de valeur ajoutée significative à cet égard ».

Dans sa publication, Peters a ajouté qu’en tant que « fondateur et partisan de longue date » des Nations unies (ONU), il était essentiel que les travaux du Conseil soient complémentaires et conformes à la Charte des Nations unies.

« Il s’agit d’un nouvel organisme, et nous avons besoin de davantage de clarté à son sujet, ainsi que sur d’autres questions liées à son champ d’action, aujourd’hui comme à l’avenir », a-t-il déclaré.

« Nous envisageons un rôle pour le Conseil de Paix à Gaza, qui doit être rempli conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies », a affirmé Peters.

Lancé la semaine dernière par Donald Trump au Forum économique mondial de Davos (Suisse), le « Conseil de paix » s’inscrivait au départ dans le plan américain pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza.

Mais ses ambitions de règlement des conflits à travers le monde sont en réalité bien plus vastes, ce qui en ferait, selon ses détracteurs, une organisation rivale des Nations unies.

read more: